vendredi 14 août 2026

Spiritueux : Rhum agricole, les Bienheureux signent un protocole d’accord pour le rachat de BBS

Les Bienheureux ont annoncé le 13 août 2026 la signature d’un protocole d’accord avec Campari Group en vue d’acquérir Bellonnie et Bourdillon Successeurs (BBS), société basée à Rivière-Pilote, en Martinique, propriétaire des rhums agricoles Trois Rivières, Maison La Mauny et Duquesne. L’opération reste soumise à autorisation administrative.

Un acquéreur désormais identifié

Le 29 juillet, lors de la présentation de ses résultats semestriels, Campari indiquait être entré en négociations exclusives avec un acteur industriel français pour la cession de BBS, sans en préciser l’identité. Le groupe italien avait, dans le même temps, signé un accord d’option de vente portant sur le cognac Bisquit & Dubouché et la tequila Cabo Wabo, repris par l’irlandais Cobblestone Brands, dont la finalisation est attendue d’ici le 31 octobre 2026.

L’annonce du 13 août lève l’anonymat : l’acquéreur est Les Bienheureux, société girondine installée à Louchats.

Une opération suspendue à l’autorisation de la Safer

Le protocole intervient après l’avis favorable rendu à l’unanimité par le comité social et économique de BBS sur le projet de changement d’actionnaire. Le projet d’acquisition demeure soumis à l’autorisation de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural quant au transfert des terres agricoles détenues par la société. Campari situe la finalisation de l’ensemble de ses cessions d’ici la fin de l’année 2026.

Un montant non dévoilé, un écart de valorisation documenté

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Les repères publics permettent néanmoins de mesurer l’écart avec le prix d’entrée de Campari. Le groupe avait acquis Rhumantilles, détentrice de 96,5 % de BBS, auprès du groupe Chevrillon et d’actionnaires minoritaires en 2019, pour une valeur d’entreprise annoncée de 60 M€ à la signature, portée à 60,5 M€ dans le rapport annuel du groupe après ajustement de prix, soit environ 9,5 fois une marge de contribution de 6,5 M€.

Bisquit & Dubouché avait été racheté au sud-africain Distell pour une valeur d’entreprise de 52,5 M€, accord signé en décembre 2017 et clôturé au premier trimestre 2018. Cabo Wabo était entré au portefeuille en deux temps, avec l’acquisition de 80 % du capital en 2007 puis du solde en 2010.

Au total, Campari attend environ 30 M€ du produit de ces cinq marques. Ses comptes semestriels 2026 intègrent 82 M€ de dépréciations liées aux actifs destinés à être cédés. Le bénéfice net publié recule de 37,7 %, à 129 M€, pour un chiffre d’affaires de 1,51 Md€, en baisse de 1 % en données publiées et en hausse de 2,7 % à périmètre et change comparables. Le bénéfice net ajusté progresse de 4,7 %, à 226 M€.

Un recentrage assumé par Campari

Ces cessions s’inscrivent dans une stratégie de concentration sur les marques jugées prioritaires par le groupe, parmi lesquelles Aperol, Campari, Grand Marnier, Courvoisier, Espolon et Skyy. Son directeur général, Simon Hunt, a expliqué que le portefeuille de rhums agricoles avait été acquis pour soutenir la mise sur le marché en France, un besoin que le groupe ne juge plus d’actualité. Campari avait déjà cédé en 2025 les apéritifs Cinzano ainsi que les digestifs Averna et Zedda Piras, pour environ 100 M€. Après s’être séparé d’environ 4 % de son portefeuille, le groupe prévoit de clore cette séquence de cessions à la fin de 2026.

BBS, un ensemble industriel, agricole et touristique

BBS exploite les trois marques bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée rhum de Martinique. Le périmètre repris par Campari en 2019 comprenait les marques, les propriétés foncières, les distilleries, les sites touristiques et un stock de rhums vieillis. La société revendique l’exploitation d’environ 500 hectares de canne à sucre dans le sud de l’île, deux sites ouverts au public, à Rivière-Pilote et à Sainte-Luce, totalisant plus de 150 000 visiteurs par an, ainsi qu’une activité de distribution de marques de boissons en Martinique. Elle employait environ 150 personnes, majoritairement sur l’île.

Le chiffre d’affaires de BBS s’élevait à 24,1 M€ en 2018, dernier exercice publié avant l’entrée de Campari au capital. Aucune donnée consolidée postérieure n’est publique. L’ensemble avait été cédé par La Martiniquaise sur demande de l’Autorité de la concurrence, avant d’être détenu par le groupe Chevrillon à partir de 2012.

Les Bienheureux, du whisky français au rhum AOC

Fondée par Alexandre Sirech et Jean Moueix, la société s’est construite autour des whiskies français Bellevoye, puis Lefort, Beauchamp et Bercloux, dont elle a racheté la distillerie charentaise en 2019, et des rhums El Pasador de Oro, Embargo puis Pura Vida.

Jean-Christophe Coutures, président des Bienheureux, évoque des marques « que nous admirons de longue date » pour la qualité de leur savoir-faire et l’attachement qu’elles suscitent, et dit aborder le projet avec la volonté de poursuivre, aux côtés des équipes de BBS, le développement engagé à Rivière-Pilote.

Les Bienheureux s’appuient sur deux actionnaires de référence : Imagine, division art de vivre du groupe Videlot, holding de la famille Moueix, et SCDM, holding familiale de Martin et Olivier Bouygues et de leurs familles. L’entrée de Trois Rivières et de Maison La Mauny au portefeuille modifierait sensiblement la taille du groupe girondin, dont l’activité reposait jusqu’ici sur des marques créées en interne.

Sources

Outremers360, communiqué Les Bienheureux, 13 août 2026

Outremers360 / AFP, cession et résultats semestriels Campari, 4 août 2026

RCI, cessions Campari, août 2026

Vitisphere, revente des cognacs Bisquit, juillet 2026

The Spirits Business, Cobblestone Brands, juillet 2026

Just Drinks, Campari sells Cognac, rum and Tequila brands, juillet 2026

Drinks International, Bisquit & Dubouché et Cabo Wabo, juillet 2026

Global Drinks Intel, juillet 2026

Campari Group, communiqué Rhumantilles, 5 septembre 2019

Campari Group, rapport annuel 2019

Campari Group, communiqué Bisquit, 20 décembre 2017

Rayon Boissons, 2019

AMPI Martinique, fiche BBS · Groupe Chevrillon




Bordeaux : Château Picque Caillou (Pessac-Léognan) passe sous le contrôle de Laurent Marti

La cession du Château Picque Caillou, à Mérignac (Gironde), par Isabelle et Paulin Calvet à Laurent Marti a été rendue publique le 17 mars 2026. L’opération n’avait pas été relevée dans notre veille au moment de son annonce. Elle est reprise ici avec l’ensemble des éléments parus depuis, à l’approche de la première vendange conduite sous la nouvelle propriété.

Repères de l’opération
Cible : Château Picque Caillou, AOC Pessac-Léognan, commune de Mérignac
Cédants : Isabelle et Paulin Calvet, propriétaires depuis 1997
Acquéreur : Laurent Marti, dirigeant du groupe TopTex, président de l’Union Bordeaux                     Bègles
Annonce publique : 17 mars 2026
Conditions financières : non communiquées
Périmètre : vignoble en propriété, bâtiments d’exploitation et château

Une propriété intra-rocade
Picque Caillou compte parmi les rares domaines viticoles maintenus à l’intérieur de la rocade bordelaise. Il figure, avec Haut-Brion, La Mission Haut-Brion, Les Carmes Haut-Brion, Pape Clément et Luchey-Halde, parmi les six propriétés de l’appellation situées dans ce périmètre. Le domaine se trouve à proximité de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac et à une dizaine de minutes du stade Chaban-Delmas. Les éléments publiés au moment de la transaction font état d’un peu moins de 24 hectares, dont 2,6 hectares en cépages blancs. L’appellation Pessac-Léognan couvre pour sa part environ 1 900 hectares.

Le vignoble repose sur des graves günziennes à sous-sol filtrant, avec un point culminant à 35 mètres. Les densités de plantation se répartissent entre 8 200 et 10 000 pieds par hectare. L’encépagement rouge associe cabernet sauvignon (60 %), merlot (35 %) et petit verdot (5 %). Le domaine produit un second vin, 
La Réserve de Picque Caillou. La bâtisse, attribuée à l’architecte bordelais Jean Laclotte, est datée du milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle et figure sur les cartes de Cassini et de Belleyme.

Picque Caillou n’appartient pas au classement des Graves de 1953-1959. La propriété est membre de l’Union des Grands Crus de Bordeaux et certifiée Haute Valeur Environnementale de niveau 3.

Huit décennies de présence familiale
La propriété était entrée dans le patrimoine de la famille Denis à la fin des années 1940. Isabelle Calvet, née Denis, en est la descendante directe. Le couple Isabelle et Paulin Calvet a repris le domaine en 1997.
Paulin Calvet, issu du négoce bordelais, a exercé une douzaine d’années aux Établissements Jean-Pierre Moueix comme directeur export avant de se consacrer pleinement à la propriété. Il en a assuré la direction technique et commerciale à compter du millésime 2006. L’année suivante, les œnologues conseils Denis Dubourdieu et Valérie Lavigne ont été associés au suivi des vinifications ; le conseil a ensuite été assuré par Valérie Lavigne et Axel Marchal. Le cédant totalise, selon les éléments diffusés lors de l’annonce, trente-deux vendanges sur la propriété.

Un acquéreur venu du textile et du rugby
Originaire de Bergerac (Dordogne), Laurent Marti dirige depuis une trentaine d’années le groupe toulousain TopTex, spécialisé dans la distribution de vêtements professionnels et promotionnels. Il est également président de l’Union Bordeaux Bègles et vice-président de la Ligue nationale de rugby.

Ses liens avec la filière viticole girondine sont antérieurs à l’acquisition. En 2013, il a participé à la création de l’UBB Grands Crus, structure qui fédère des châteaux, courtiers et négociants autour d’un programme d’hospitalité au stade et de dégustations.

L’acquéreur indique avoir prospecté une dizaine d’années avant cette opération, avec un cahier des charges centré sur l’appellation Pessac-Léognan et la proximité de Bordeaux.

L’actualité récente
Deux recrutements ont accompagné la reprise. Peggy Plouhinec a été nommée directrice générale. Stéphane Dief, propriétaire de Clos Manou dans le Médoc, prend en charge la production et le suivi du vignoble ; il accompagnait Laurent Marti dans sa recherche de propriété depuis une dizaine d’années.

Le programme d’investissements annoncé porte sur la rénovation de la propriété, l’agrandissement du cuvier et du chai à barriques, l’amélioration des rendements et le développement de l’œnotourisme.

Sur le plan commercial, le millésime 2025, vinifié sous la propriété sortante, a été proposé lors de la campagne de primeurs du printemps 2026, concomitante à la transaction. La vendange 2026 sera la première conduite intégralement par la nouvelle équipe.

Un marché foncier bordelais à deux vitesses
L’opération intervient dans un marché des vignes girondin en forte correction. Selon les données de la Safer relayées en juin 2026, les valeurs de Pessac-Léognan se sont établies à 400 000 euros l’hectare en 2025, en recul de 12 %. Ce repli reste le plus contenu parmi les appellations prestigieuses : Margaux a cédé 43 % (800 000 euros l’hectare), Pauillac 32 % (1,7 million d’euros), Saint-Estèphe 25 % (300 000 euros) et Saint-Émilion 20 % (200 000 euros).

Sur les appellations génériques, la Safer situe désormais l’hectare de Bordeaux rouge autour de 6 500 euros et celui des Côtes de Bordeaux autour de 8 000 euros, avec une réouverture du marché après plusieurs années de blocage. Le segment des grands crus demeure en revanche attentiste, les organismes fonciers relevant un écart persistant entre les prétentions des vendeurs et les niveaux acceptés par les acquéreurs.

Dans ce contexte, les transactions abouties sur les appellations communales prestigieuses restent peu nombreuses et rarement documentées quant à leurs conditions financières.

Sources
Sud Ouest, 17-18 mars 2026 — annonce de l’acquisition et déclarations de Laurent Marti
Minute Sports, 18 mars 2026 — « Laurent Marti s’offre un joyau »
Le Journal des Entreprises, 18 mars 2026 — reprise de l’annonce, profil de l’acquéreur, TopTex
Jane Anson, Inside Bordeaux, 20 mars 2026 — « Behind the Headlines: Bordeaux rugby boss buys Château Picque Caillou » (surfaces, historique familial, données techniques, UBB Grands Crus)
Échos Judiciaires Girondins, 23 mars 2026 — « Mérignac : Laurent Marti acquiert le Château Picque-Caillou »
Wine-Searcher / Wine Business, 23 mars 2026 — reprise internationale, programme de travaux
Vintage by UGCB, 11 mai 2026 — entretien avec Laurent Marti (motivations, équipe, investissements)
Union des Grands Crus de Bordeaux, fiche Château Picque Caillou — historique, œnologues conseils
Syndicat viticole de Pessac-Léognan, fiche Château Picque Caillou — surfaces et encépagement
Vitisphere, 23 juin 2026 — « Le marché des vignes bordelaises rouvert à la casse en AOC générique, fermé sur les grands crus » (données Safer)
Groupe Safer, Le prix des terres — séries de référence sur le foncier viticole girondin




Bourgogne : Acquisition Damoy par Roederer, la finalisation de la transaction relance le débat sur le foncier bourguignon

Annoncée en négociations exclusives le 9 avril 2026, l’acquisition du Domaine Pierre Damoy par le groupe Louis Roederer a été officialisée le 25 juillet. La maison champenoise qualifie l’opération de « moment historique », marquant à la fois ses 250 ans d’existence et sa première implantation en Bourgogne. Mais c’est la dimension financière de la transaction qui suscite les réactions les plus vives au sein de la filière.

Un prix estimé autour de 300 millions d’euros

Le montant de la cession n’a pas été communiqué par les parties. Selon les références de marché communément admises, les grands crus bourguignons les plus prisés s’échangent entre 2 et 3 millions d’euros l’ouvrée — une ouvrée représentant un vingt-quatrième d’hectare. Sur cette base, la valeur théorique du patrimoine du Domaine Damoy — près de huit hectares de grands crus — s’établirait entre 350 millions et plus d’un demi-milliard d’euros. Selon des sources proches du dossier citées par l’AFP, le prix effectivement payé serait cependant plus proche de 300 millions d’euros. Aucune des parties n’a confirmé ce chiffre.

À titre de comparaison, le Clos de Tart — sur lequel Roederer s’était positionné en 2017 avant d’être évincé — avait été cédé à François Pinault pour 280 millions d’euros, alors considéré comme un montant record.

Des réactions critiques au sein de l’interprofession

La finalisation de l’opération a suscité des prises de position publiques de responsables professionnels. Michel Barraud, coprésident du Comité des vins de Bourgogne, a exprimé ses inquiétudes auprès de l’AFP, dénonçant des prix qu’il juge désormais « complètement déconnectés des réalités » et « un raisonnement capitalistique » étranger aux valeurs vitivinicoles traditionnelles de la région. Il soulève également la question de la transmission : « Quand un vigneron veut la garder pour ses enfants et petits-enfants, ça devient très difficile. »

M. Barraud s’inquiète par ailleurs de l’image que ces transactions confèrent à l’appellation, qu’il juge « élitiste et inaccessible », tout en rappelant que la majorité des vins de Bourgogne se situe dans une gamme de prix bien plus accessible.

Une tension structurelle sur le foncier bourguignon

Interrogé par l’AFP, Sébastien Richard, directeur de la SAFER pour la Côte d’Or, apporte un éclairage plus nuancé sur la dynamique du marché foncier. Il confirme que la disponibilité de terres est structurellement limitée — entre 90 et 100 hectares mis en vente chaque année sur un vignoble total de près de 30 000 hectares en Bourgogne — et que la demande excède très largement l’offre. À titre d’illustration, 80 candidats se seraient récemment positionnés pour l’acquisition d’un seul hectare. Les prix progressent en conséquence de plusieurs points chaque année.

M. Richard tempère toutefois le rôle des investisseurs extérieurs dans cette inflation : les acquéreurs sont, dans la majorité des cas, des structures locales, des fermiers ou des domaines en phase de consolidation, la surface moyenne d’un domaine bourguignon s’établissant à 6 ou 7 hectares.

Il relève également le contraste avec d’autres vignobles français : « La Côte d’Or fait figure d’exception quand on voit les arrachages de vignes dans le Bordelais, où on ne sait pas si on va trouver un acheteur. »

Une consolidation qui s’accélère

L’entrée de Roederer à Gevrey-Chambertin s’inscrit dans un mouvement plus large de concentration du vignoble bourguignon entre les mains d’acteurs disposant de capacités financières importantes. LVMH (Clos des Lambrays, 2014), François Pinault (Clos de Tart, 2017 ; Bouchard Père & Fils, 2022), Stan Kroenke (Domaine Bonneau du Martray, 2017) ont successivement acquis des positions significatives. Au rythme des transactions récentes, le cercle des acquéreurs potentiels se resserre autour d’un nombre limité de groupes familiaux ou de fonds patrimoniaux disposant des capacités nécessaires à de telles valorisations.

Un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’appellation

Le débat sur la concentration foncière tend cependant à occulter un argument symétrique : les grands groupes dotés de réseaux de distribution internationaux jouent un rôle d’amplificateur de notoriété qui profite, par capillarité, à l’ensemble des producteurs bourguignons. Un domaine comme Pierre Damoy, diffusé dans le portefeuille mondial de Roederer Collection — présent dans plus de 100 pays —, accède à des débouchés qu’aucun domaine familial de huit hectares ne pourrait atteindre seul. Cette visibilité rejaillit sur la marque collective Bourgogne dans son ensemble, l’appellation régionale Bourgogne occupant la moitié des surfaces plantées et portant le message de la région dans le monde entier.

La trajectoire des prix sur le marché secondaire sur longue période tend à valider cet effet d’entraînement, et à le distinguer nettement de celle de Bordeaux. Depuis 2010, l’indice Burgundy 150 de Liv-ex, qui suit les performances tarifaires des vins bourguignons de référence, a systématiquement surperformé tous les autres indices régionaux ainsi que le Liv-ex 1000, l’indice le plus large du marché. Cette surperformance structurelle s’observe également dans la composition de la classification Liv-ex 2025 : la Bourgogne représente près de 69 % des vins classés dans le premier tier de valeur, celui des vins les plus chers du marché secondaire mondial. Bordeaux, qui dominait ce même classement à hauteur de 80 % de la valeur échangée au début des années 2000, ne représente plus que 35 % de la valeur totale des transactions sur la plateforme.

Ces indicateurs de prix construits sur vingt ans — les indices iDealwine Bordeaux et Bourgogne sont calculés en continu depuis 2001 — illustrent une divergence durable entre les deux régions, qui n’est pas étrangère à la présence et à l’action promotionnelle des grands groupes installés en Côte-d’Or. La question posée par les acteurs de la filière n’est donc pas tant celle des effets de la concentration sur la valeur globale de la région que celle de la répartition de cette valeur entre les différentes catégories de producteurs qui la composent.

Sources

  • AFP / Agri Mutuel, 25 juillet 2026
  • Challenges, juillet 2026 (Pierre Rondeau)
  • France 3 Bourgogne-Franche-Comté, juillet 2026
  • Wolf of Burgundy, avril 2026 (analyse des scénarios de valorisation)