dimanche 18 octobre 2020

Rhône : le groupe Grands Vins JC Boisset rachète Moncigale à Marie Brizard Wine & Spirits

Marie Brizard Wine & Spirits (MBWS) et Grands Vins JC Boisset ont signé une promesse unilatérale d’achat de la société Moncigale SAS. Selon le communiqué de MBWS : « Face à la baisse de consommation du vin et des boissons aromatisées à base de vin en France, Moncigale connaît depuis plusieurs années un repli de son CA (-15% en 2019 à 72,20 M€) et dégage un Ebitda négatif. »

Du côté des syndicats, on se réjouit de cette promesse d’achat, selon Michèle Arnaud, déléguée syndicale CFDT : « Pour nous, Boisset est synonyme de vin et nous parlerons donc le même langage. Nous nous sommes toujours sentis comme des outsiders au sein de MBWS qui est un groupe tourné vers les spiritueux. » Le CSE n’a pas encore été réuni mais les choses devraient aller vite, espère la syndicaliste qui n'a pas d'information à ce jour sur une éventuelle réduction des effectifs ni sur les projets de Boisset.

Pour Jean-Charles Boisset, président de Grands Vins JC Boisset : « Nous connaissons bien la vallée du Rhône et le Languedoc car nous y sommes installés (Boisset est propriétaire des maisons Bouachon et Fortant, et actionnaire majoritaire de Gabriel Meffre, ndlr) et la Provence sera pour nous un nouveau terroir d’excellence à développer. » Laurent Rueff, directeur de Moncigale, poursuit : « Six offres de rachat ont été étudiées de la part d’industriels et de fonds d’investissements. Celle de Boisset était la meilleure selon nos critères. Nous sommes présents d’une façon significative sur la Provence et Boisset pas. Par ailleurs, Boisset est très présent à l’export où il y réalise 70% de son CA et c’est l’un des points faibles de Moncigale. »

Cette acquisition d'un opérateur spécialisé en premier prix surprend néanmoins de la part d'un groupe plutôt positionné sur les segments premium. En effet, sur ses 35 à 36 M de cols, Moncigale en commercialise près de 30% à Lidl et 50% au groupe Casino, engendrant une véritable dépendance économique vis-à-vis de ce dernier, dépendance qui est vouée à évoluer avec la cession de Leader Price à Aldi. La marque Moncigale ne pesant plus que 2 M de cols environ et les BABV Fruits and Wine étant plombés par la taxe prémix, la cohérence de la transaction est sans doute à rechercher dans le fait que Fortant se fait actuellement exproprier de ses locaux par la mairie de Sète, opération qui dégage une forte trésorerie que l'acquisition de Moncigale ne devrait pas grever outre mesure.

source : V&SNews


Sur 53 suppressions d’emplois, une trentaine concernerait des départs volontaires.

samedi 3 octobre 2020

Bordeaux : Suravenir (groupe Arkéa) rachète les châteaux Le Prieuré, Vray Croix de Gay et Siaurac à Artémis (holding de François Pinault)

Jean-Pierre Denis, du groupe Arkéa Crédit Mutuel, confirme l’acquisition par l’une de ses filiales, la société d’assurance SURAVENIR, de trois propriétés en rive droite.

Déjà propriétaire en rive gauche avec Château Calon Ségur et Château Capbern à Saint-Estèphe, SURVANIR est donc le propriétaire de trois nouvelles propriétés en rive droite : Château Le Prieuré à Saint-Émilion, Château Vray Croix de Gay à Pomerol et Château Siaurac à Lalande-de-Pomerol.

Château Le Prieuré (6,24 ha), en Saint-Émilion Grand Cru Classé, est situé sur une magnifique propriété autour du vallon de Fongaban sur un magnifique terroir calcaire. Château Vray Croix de Gay (3,67 ha) sis sur le plateau de Pomerol dont une parcelle se situe entre Petrus et Château Lafleur. Enfin, Château Siaurac (46 ha) est situé à Néac est en appellation Lalande-de-Pomerol et possède un superbe château et un magnifique parc arboré.

Ces propriétés appartenaient précédemment à Artémis Domaines, la holding de François Pinault qui détient notamment Château Latour à Pauillac.

« Fin février nous avons eu l’opportunité d’examiner le dossier » explique Jean-Pierre Denis. « Avec Vincent Millet, directeur de Château Calon Ségur à Saint-Estèphe, nous nous sommes déplacés juste avant le confinement et notre première impression visuelle a été confortée par une expertise technique. Certaines parcelles possèdent un vrai potentiel d’amélioration », ajoute-t-il. « Il y a une forme de vibration à Saint-Émilion et à Pomerol et on se disait que c’était incroyable de l’avoir sur des appellations aussi différentes avec une synergie à tous les niveaux », explique Vincent Millet.

« Notre démarche s’inscrit dans le temps », confirme Jean-Pierre Denis. « Nous avons une approche respectueuse de l’histoire, du terroir et des équipes et nous allons engager un projet de développement cohérent et ambitieux sur le long terme ».

Si Vincent Millet prend la direction de l’ensemble des propriétés, les équipes actuelles restent en place notamment Pénélope Godefroy au Château Le Prieuré qui a fait passer la propriété en culture biologique.

Jean-Pierre Denis, piqué par le virus du vin depuis l’acquisition de Château Calon Ségur, avoue consacrer de plus en plus de temps aux domaines. « Le maître mot qui résume notre démarche, c’est l’idée de valorisation. L’expression  du potentiel des propriétés dont nous sommes ‘’les dépositaires’’. Sans jamais oublier que ces actifs ne sont pas des actifs comme les autres. Le vin, c’est une affaire d’histoire et de terroirs, avec une dimension artistique, presque culturelle ».

« Nous sommes très excités » ajoute Vincent Millet « mais très modestes aussi, car nous voulons comprendre les terroirs et continuer le travail entrepris par les équipes sur place ».

Contrairement à Calon Ségur où SURAVENIR est propriétaire à hauteur de 95 % (les 5 % restants sont détenus par la Holding Videlot  de la famille Moueix), les trois propriétés de la rive droite sont acquises à 100 % par SURAVENIR. Le montant n’a pas été dévoilé.




lundi 28 septembre 2020

Bourgogne : Eric Carrière reprend 5ha en Monthélie, Volnay et Meursault

Eric Carrière, fondateur des Caves Carrière (caviste à Dijon) et ex-footballeur international, reprend une exploitation de 5 hectares en Côtes de Beaune, essentiellement en  appellation Monthélie dont des premiers crus ; avec également quelques parcelles en appellations Volnay et Meursault. L'exploitation a été confiée à des vignerons proches, déjà fournisseurs des Caves Carrière.

source : V&S News



Etats-Unis : le groupe EPI (famille Descours) prend le contrôle de Folio Fine Wine Partners

La division vins et champagne de la holding familiale EPI (famille Descours) présidée par Damien Lafaurie a signé la prise de participation majoritaire de Folio Fine Wine Partners, la société américaine de distribution de vins fondée et dirigée par Michael Mondavi (Napa Valley en Californie) pour un montant non divulgué.

Une acquisition qui devrait permettre à EPI de poursuivre sa croissance sur le marché américain, Folio distribuant déjà Charles Heidsieck depuis cinq ans. Outre Charles Heidsieck, le pôle vins et champagnes des Descours comprend aussi le champagne Piper Heidsieck, le château de la Verrerie dans le Luberon et le domaine italien Biondi-Santi.

source : VSB








Bordeaux : la famille Malet-Roquefort rachète le château Puy-Blanquet (Saint-Emilion Grand Cru)

Les Domaines Comte de Malet Roquefort viennent de racheter à Anne Jacquet, le Château Puy-Blanquet, en Saint-Émilion Grand Cru. Ils étaient gérés par Pierre Meunier et en distribution exclusive par les établissements Jean-Pierre Moueix. 

La propriété de 24 hectares, dont 19 de vignoble, est située rive droite à Saint-Etienne-de-Lisse (33). Elle avait déjà appartenu pendant un siècle et demi à la famille Malet Roquefort, l’une des plus anciennes de Saint-Émilion, également propriétaire du Château La Gaffelière, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, du Château Armens, en Saint-Émilion Grand Cru, et du Château Chapelle d’Aliénor en Bordeaux Supérieur. 

Le château Puy-Blanquet, planté aux trois-quarts en merlot mais également en cabernet franc et sauvignon, produit environ 130 000 bouteilles par an.

source : VSB





Provence : la maison Aegerter rachète le Château Giroud (Var)

Le producteur négociant bourguignon Aegerter vient de s’offrir, pour les dix ans du lancement de son rosé de négoce Les Jolies Filles, un domaine viticole de 13 ha en Provence.

Il s’agit du château Giroud, à Cabasse (83) dans le Haut- Var. L’idée est d’y faire différents rosés de terroir, à la manière des climats bourguignons, et de conduire le domaine d’abord vers une certification HVE et à terme en bio. 

Basée à Nuits-Saint-Georges et bien implantée en Hautes-Côtes-de-Nuits, la société est dirigée par Paul Aegerter. Elle avait été fondée en 1988 par son père Jean-Luc, disparu fin 2017. La maison (11 M€ de CA en 2019) produit actuellement 400 000 bouteilles/an en domaine et 1,5 million de bouteilles/an en marques de négoce.

Paul Aegerter a par ailleurs repris en début d’année la maison Clavelier et fils, domaine et négoce à Comblanchien, près de Nuits-Saint-Georges (21), qui lui a été transmise par sa mère Isabelle Thomas.

source : VSB





dimanche 27 septembre 2020

Bourgogne : le Château Granche-Cochard (Morgon) repris par J.P. Manches et J.P. Janoueix

Succédant à un couple de Britanniques, James et Sarah Wilding, Jean-Philippe Manches reprend ce vignoble de 8,5 ha situé dans le Beaujolais, sur l’appellation Morgon, annonce un communiqué du Château La Grange Cochard.

Ce jeune entrepreneur lyonnais d’à peine 30 ans n’est pas un nouveau venu dans le secteur viticole. Très vite après des études de commerce, il choisit de faire du vin le fil rouge de sa vie professionnelle. Il se forme à la sommellerie à l’université de Suze-La-Rousse puis crée en 2016 Maison Orcia, une société de négoce de vins. Pugnace et déterminé, il rêve depuis longtemps de devenir vigneron. C’est dans le Beaujolais, sur l’appellation Morgon, non loin de l’endroit où il a grandi avec ses 3 frères qu’il franchit le cap.

Une nouvelle aventure pour deux amis :

L’aventure viticole naît souvent de rencontres entre passionnés. Car Jean-Philippe Manches ne se lance pas seul dans ce nouveau défi, souligne le communiqué. Un autre amoureux du vin l’accompagne. Vigneron bordelais talentueux et expérimenté, Jean-Philippe Janoueix n’a jamais oublié les beaujolais que lui faisait déguster son grand-père quand il était jeune. Depuis très longtemps, il a envie de produire ces vins qu’il apprécie, tant pour leur finesse et leur fruité.

Un vigneron expérimenté, homme de transmission qui tient à partager cette nouvelle aventure hors de sa base bordelaise. Un jeune entrepreneur lyonnais rêvant de devenir vigneron dans sa région d’origine. Tous deux convaincus du potentiel des beaujolais.

Avec le Château Grange Cochard, c’est un véritable coup de cœur commun pour ce petit vignoble déployant ses vignes pentues sur le meilleur terroir de roches volcaniques et schisteuses de la côte du Py.

Rareté pour la région, une demeure d’exception construite au XIXe siècle, entourée d’arbres très rares et centenaires, contribue à la beauté des lieux.

La famille de Jean-Philippe Manches possédant des restaurants, le projet sera également de faire du Château Grange Cochard un lieu vivant d’échanges et de partages avec la création d’une activité réceptive oenotouristique, conclut le communiqué.

source : https://www.leprogres.fr/economie/2020/09/14/une-nouvelle-aventure-commence-au-chateau-grange-cochard-avec-le-millesime-2020







vendredi 18 septembre 2020

Rhône : la famille Vacheron (Clos du Caillou) rachète le Domaine de Panisse (Châteauneuf-du-Pape)

Le Clos du Caillou à Châteuneuf-du-Pape, dans l’escarcelle de la famille Vacheron depuis 1956, devient propriétaire du domaine de Panisse également situé dans le cru. C’est la première fois que le clos s’agrandit. 

L’affaire a été scellée pendant le confinement. La famille Vacheron, propriétaire du Clos du Caillou à Châteauneuf-du-Pape (84), a réalisé l’acquisition du domaine de Panisse, son voisin de vignes. Située à Courthézon (84), cette propriété sans repreneur, s’étire sur 13,5 hectares d’un seul tenant dont 6,5 hectares classés dans le cru castelpapal. Les 7 hectares restants se trouvent dans l’aire d’appellation des côtes-du-rhône. Cet achat concerne le vignoble, les bâtiments de ferme, la cave et le stock de vin. “Nous sommes très heureux, annonce Marilou Vacheron qui a rejoint le Clos du Caillou, aux côté de sa mère, en 2016. C’est une très belle exploitation. Le vignoble qui a été admirablement entretenu est en très bon état. Il possède, en outre, un terroir identique au notre puisqu’il loge sur les sols de sable de l’appellation.”

C’est la première fois depuis que son arrière-grand-père a créé le clos en 1956 que ce domaine de 54 hectares, dont 9,5 en AOC châteauneuf-du-pape, s’agrandit. “Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais nos tentatives n’ont jamais abouti”, relate Marilou Vacheron. 

Le rachat du domaine de Panisse était, d’ailleurs, loin d’être acquis. D’autres propriétaires chateauneuvois se trouvaient en effet sur le coup. La Safer, qui fait office d’arbitre dans ce genre de situation, a porté son choix sur les Vacheron. “Nous étions les plus jeunes candidats ; notre âge a joué en notre faveur”, souligne la vigneronne qui vient de fêter ses 27 printemps. Axel son frère, trois ans de moins, a rallié les terres familiales cet été, après des études d’ingénieur en œnologie et plusieurs mois passés à vinifier avec l’œnologue Philippe Cambie. 

“Nous allons vinifier le premier millésime du domaine de Panisse cette année sur le site du Clos du Caillou, explique Marilou Vacheron. Nos installations sont en effet plus récentes. Nous                          les avons rénovées avant les vendanges, l’an dernier”. La production devrait, quant à elle, être valorisée sous la forme de cuvées parcellaires. “Sur le plan commercial, tout est à construire !, enchaîne la jeune femme. Les précédents propriétaires ne faisaient quasiment pas de bouteilles à leur nom.” Parallèlement, un autre chantier débute, celui de la conversion au bio du vignoble.

Source : Terre de Vins




vendredi 31 juillet 2020

Rhône : la famille Vacheron rachète le Domaine de Panisse (Châteauneuf-du-Pape)

Estimée entre 5 et 10 millions d’euros, la transaction encadrée par la SAFER permet à la famille Vacheron de racheter une propriété particulièrement convoitée.

Dire que le foncier est une perle rare à Châteauneuf-du-Pape tient du doux euphémisme. S’il y a beaucoup de demandes, il y a peu d’offres, et la moindre parcelle se vend plus rapidement que son annonce foncière n’a été rédigée. Mis en vente par la SAFER, le domaine de Panisse (6,5 ha en appellation Châteauneuf-du-Pape et autant en AOC Côtes du Rhône) était convoité par des familles rhodaniennes de poids note Marilou Vacheron (26 ans), la responsable commerciale du domaine familial Clos du Caillou (9,5 ha en Châteauneuf-du-Pape et 45 ha en Côtes du Rhône en bio). Avec son frère, Axel Vacheron (24 ans), leur candidature a fait la différence par la faible superficie de leur propriété et leur âge (et leur inscription en tant que jeunes agriculture).

Avec cette transaction qu’elle chiffre « entre 5 et 10 millions euros », Marilou Vacheron se réjouit : « nous allons pouvoir nous agrandir ! Nous avons toujours eu manqué de vin et avons dû mettre en place des allocations. » Prévoyant la conversion à la viticulture bio du domaine de Panisse, les nouveaux propriétaires ne savent pas encore s’ils en conserveront la marque. Marilou Vacheron se montre certaine qu’une cuvée spécifique sera maintenue, pour valoriser ce terroir de sables qu’elle juge particulièrement qualitatif, dans la lignée pédologique de celui du clos du Caillou (distant d’un kilomètre).

Concernant les vignes, caves, bâtiments, matériel et stocks, l’achat du domaine a été signé ce 24 avril, en plein confinement. Les prêts bancaires ayant été accordés avant. Vendu faute de repreneur familial, le domaine de Panisse passe sous la direction d’Axel et Marilou Vacheron, la quatrième génération de vignerons à la tête du clos du Caillou, actuellement dirigé par leur mère, Sylvie Vacheron.

source : www.intervignes.com

Domaine de Panisse | Châteauneuf-du-Pape

samedi 11 juillet 2020

Provence : Michel Reybier rachète le Château La Mascaronne

Selon une information diffusée par V&S News, l'entrepreneur Michel Reybier, propriétaire de Cos d'Estournel (deuxième cru classé 1855 en appellation saint-estèphe) met un pied en Provence. Il aurait en effet racheté à Tom Bove, connu pour avoir longtemps œuvré au Château Miraval – qu'il a ensuite vendu à Brad Pitt et Angelina Joli –, le Château La Mascaronne, situé à Luc, dans le Var (83). Le domaine est composé de 65 ha de vignes en AOP côtes-de-provence. La transaction s’établirait entre 20 et 25 M€. Michel Reybier est également propriétaire de la maison de champagne Jeeper - Dubois – devenue Michel Reybier Champagne –, ainsi que du Domaine Tokaj-Hétszőlő (Hongrie) et du marchand suisse de vins et spiritueux Arthur's Cellar.

source : V&S News

lundi 6 juillet 2020

Etats-Unis : la famille Foley rachète les actifs de Ferrari-Carano (Sonoma)

Bill Foley est entré dans la cour des grands après le rachat des actifs de Ferrari-Carano. Avant cette acquisition la famille Foley était la 9e winery de Sonoma avec 445 hectares en propriété. 

Créé en 1981, Ferrari-Carano était la 6e de cette liste avec 1.200 hectares, dont 495 hectares de vignes et 500 000 caisses de vins premium produites par an, vendues à plus de 15 $ la bouteille. 

Outre les vignes, la vente concerne également les marques, quatre salles de dégustation-vente, des propriétés résidentielles, un chai… 

Cette acquisition fait de la famille Foley le troisième propriétaire de vignes de Sonoma. Les détails de la transaction n’ont pas été dévoilés, mais les estimations parlent de 250 M$ (222 M€). Cette acquisition porte la production de la famille Foley à près de 1,9 million de caisses, tout proche de l’objectif que s’était fixé Bill Foley à 2 millions de caisses.

source : VSB

Ferrari Carano | happylivingwines

Spiritueux : Marussia rachète la distillerie Itkulsky

Le groupe russe Marussia Beverages vient de racheter au groupe Crystal Lefortov, la distillerie Itkulsky JSC, la plus ancienne distillerie en activité en Sibérie.

L’opération représente un montant estimé à 15 M€, avec un investissement supplémentaire de 10 M€ pour rembourser les créanciers après sa mise en faillite l’année dernière. Itkulsky dispose d’une capacité de production annuelle de 24 millions de litres de vodka et de 10 millions de litres d’alcool neutre.

Elle distillait déjà depuis 10 ans la vodka haut de gamme Mamont de Marussia Beverages et la vodka Altaï pour Pernod Ricard. « Cette acquisition va nous permettre de développer notre portefeuille de vodkas, tout en assurant le niveau premium de notre gamme, a déclaré Étienne de Salins, directeur du groupe Marussia Beverages (220 M€ de CA en 2018). L’objectif de cette entreprise, propriété du groupe suédois Haydn Holding AB, fondé en 2004 par l’explorateur arctique Frédérick Paulsen, est de doubler pour 2021 la part de marché de Mamont en Russie et de lancer deux nouvelles marques de vodkas premium. Mamont créée en 2008 et reconnaissable à sa bouteille en forme de défense de mammouth, est distribuée dans 35 pays. Elle affichait en 2019 près de 360 000 bouteilles commercialisées. En France, elle est présente en circuit cavistes (42 €), notamment chez V&B, Intercaves, et Nicolas.

source : VSB

dimanche 5 juillet 2020

Spiritueux : la distillerie Celtic Whisky (Bretagne) rejoint le groupe Maison Villevert

Jean-Sébastien Robicquet, le fondateur de la Maison Villevert (vodka Ciroc, gin G’Vine, cognacs La Guilde…), fait l’acquisition de la distillerie de la Celtic Whisky Compagnie, basée en Bretagne et produisant les marques Glann Ar Mor et Kornog.

« J’ai toujours voulu explorer de nouveaux territoires et j’ai voulu embrasser le monde du whisky avec cette pépite française », explique Jean-Sébastien Robicquet, avant d’ajouter : « Les valeurs sont partagées, l’excellence est au rendez-vous, je suis très fier de cette signature ».

La Maison Celtic Whisky Compagnie pèse un petit million d’euros de chiffre d’affaires pour quelques dizaines de milliers de bouteilles commercialisées avec une part export de 20 %. « Nous étions faits pour nous rencontrer », précisent Martine et Jean Donnay, qui avaient créé la distillerie Glann ar Mor en 1999 dans la région du Trégor, sur la côte nord de la Bretagne.

source : Terre de Vins

photo la celtic whisky compagnie, basée à pleubian, rachetée par la maison villevert. © archives ouest-france / thomas bregardis


Bourgogne : la Maison Métairie rachetée par Valérie Courtial, présidente

Créée en 1967 par le fondateur Lucien Métairie, l’entreprise a été vendue dans les années 1980 au groupe allemand Pieroth, expert dans la vente directe de vin. Après plus de 30 ans de collaboration, la société vient d’être cédée intégralement à sa Directrice actuelle Valérie Courtial. C’est une belle consécration pour la nouvelle Présidente qui a commencé son histoire avec Métairie il y a de cela plus de 25 ans. Débutant comme responsable commerciale, elle a évolué avec l’entreprise jusqu’au poste de directrice de filiale, responsabilité qu’elle assumait depuis plus de 3 ans. Cette histoire prend aujourd’hui un nouveau tournant grâce à la proposition de rachat de la totalité des parts de la société, faite par le groupe Pieroth à Valérie Courtial.

Plus qu’un simple transfert de propriété, ce rachat est synonyme de renouveau pour la marque. Si aujourd’hui l’ensemble de l’activité commerciale est concentré sur la vente de vin par téléphone avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 10 Millions d’euros, demain ce modèle économique sera complété et renforcé par d’autres solutions, toujours plus proches des clients."

 "J’ai été fière et honorée de travailler pour le groupe Pieroth pendant presque 25 ans. Aujourd’hui s’ouvre à moi un nouveau challenge, avec l’ambition que Métairie devienne un acteur majeur de la vente de vin sur le plan national. Ma vision stratégique est claire, conquérir de nouveaux marchés tout en conservant l’ADN de l’entreprise porté par l’ensemble des salariés : Le conseil en matière de vin", explique Valérie Courtial, présidente.

source : Le Progrès

Photo Facebook Les vins Métairie

jeudi 2 juillet 2020

Languedoc : InVivo prend le contrôle majoritaire de Vinadeis

Le groupe coopératif agricole générant 5,2 Md€ de revenus, va monter à hauteur de 57 % au capital de la cave coopérative Vinadeis, dont il est actionnaire minoritaire depuis 2015. 

Pari tenu pour InVivo. En 2015, la coopérative agricole nourrissait l'ambition de voir atteindre son nouveau pôle viticole - baptisé InVivo Wine - quelque 500 M€ de revenus dans les cinq ans. Pour y parvenir, le groupe vient de signer l'acquisition de 57 % du capital de la cave coopérative occitane Vinadeis, générant environ 275 M€ de chiffre d'affaires. Ce rapprochement, qui pourrait être finalisé dans les prochains mois, permettrait à InVivo Wine de s'offrir le troisième acteur du marché, derrière Castel et Grands Chais de France. L'opération fait suite à un partenariat initié en 2015, selon lequel InVivo Wine avait déjà mis la main sur 10 % du capital de l'Occitan et avait noué des synergies sur le volet commercial et de la distribution. L'opération avait d'ailleurs signé la création d'InVivo Wine, entité viticole d'InVivo. Cette prise de participation majoritaire vise à parachever cette amorce de fusion opérationnelle, en permettant notamment aux deux entités d' «agréger leurs outils de production et leurs circuits de distribution commerciale ».

Face à l'atomisation d'une filière viticole coopérative constituée de plus de 700 caves, InVivo Wine avait souhaité dès 2015 apparaitre comme consolidateur du secteur. Le groupe basé à Paris avait ainsi acheté 78 % de la maison de négoce bordelaise Cordier-Mestrezat (dont Vinadeis possédait 22 %), puis la coopérative Vignobles du Soleil dans le Gard, le distributeur néerlandais Baarsma en 2017 (lire ci-dessous) ou encore Café de Paris, auprès de Pernod-Ricard en 2019. De quoi permettre à cette entité dirigée par Frédéric Noyère d'atteindre en 2019 quelque 225 M€ de revenus. Sa maison-mère, qui unit 201 coopératives, réalise quant à elle un chiffre d'affaires de 5,2 Md€, via une présence dans 19 pays et 5 345 collaborateurs. De son côté implanté à Narbonne et emmené par Joël Castany, Vinadeis exporte ses produits dans 20 pays. Avec plus de 326 collaborateurs, le groupe est à la fois producteur, vinificateur, éleveur et conditionneur de vin du grand sud de la France. Créée par sept vignerons des Corbières en 1967, le groupe était, pré-opération détenu par deux coopératives viticoles audoises, Val d'Orbieu et Vendeole. Ces dernières réunissent 1 600 vignerons actionnaires fédérés autour de 32 domaines et châteaux et 10 caves coopératives adossés à 15 000 hectares de vignes.

source : CFNews

Vinadeis : pas de frontières

lundi 29 juin 2020

Bordeaux : Michael Huang (Château Bonnange) rachète le Château les Joncqueyres

Michael Huang le visionnaire, déjà propriétaire du Château Bonnange, apporte un nouveau souffle à son vignoble avec l’acquisition du Château les Jonqueyres, une référence qualitative et pionnier du bio. Le Château Bonnange dévoile également une actualité substantielle avec de nouvelles créations qui revisitent les codes bordelais. Lorsqu’il acquiert le Château Bonnange en 2015, Michael Huang a de grandes ambitions pour son vignoble, il veut radicalement trancher dans le paysage bordelais.

Sur la qualité, il est intraitable, dès le départ il veut le meilleur du Blayais et investit tant sur l’outil de production que par des achats de parcelles très qualitatives avec la volonté affirmée de rendements faibles. Michael n’est pas qu’un investisseur, il passe beaucoup de temps sur son domaine, il suit avec la plus grande attention les vendanges, les vinifications… « J’ai bien compris qu’un vignoble exigeait un engagement énorme, je me suis engagé à la chinoise, c’est-à-dire à fond ». Et puis pour l’homme d’affaires chinois, infatigable globe-trotter très ouvert au monde, Bordeaux doit bouger « nous devons apporter de nouvelles expériences aux consommateurs » avec des vins différents, en rupture avec les codes Bordelais. Michael Huang veut des vins plus modernes en priorisant le Malbec, cépage historique du blayais et en lequel il croit beaucoup.

C’est ainsi qu’avec la complicité de Paul-Emmanuel Boulmé, son directeur technique, il renouvelle la gamme des vins du Château Bonnange. Une parcelle de pinot noir plantée en 2017/2018, le premier millésime sortira en 2020 avec une mise sur le marché fin 2021. Création d’une gamme de deux vins de cépage : Le petit Merle (merlot) et le Cot (malbec). Evolution de la cuvée principale, Château Bonnange, avec un assemblage à dominante de merlot, vers un style toujours plus pur avec notamment l’introduction d’élevage en amphore. Création de vins haute-couture en monocépage autour du Merlot « Pourpre » sortie juin 2020, du Sauvignon « Silice » sortie septembre 2020, du Malbec « Noir » sortie juin 2020 et bientôt du Pinot Noir avec le millésime 2021.

source : Revue Vinicole Internationale

Château Jonqueyres - Posts | Facebook


Cognac : Remy Cointreau rachète la Maison Brillet

Maison Brillet est une maison familiale basée à Graves-Saint-Amant en Charente, dans la région de Cognac, et dont les origines remontent au XVIIème siècle (1656). Spécialisée dans la production et la commercialisation de Cognac et liqueur haut de gamme, la Maison de cognac est intégrée sur l’ensemble de la chaîne de valeur. A ce titre, elle possède et exploite un vignoble de 50 ha en AOC Cognac Grande Champagne et Petite Champagne, un outil de production (distillerie, chais de vieillissement, mise en bouteille) ainsi que les marques Belle de Brillet (liqueur) et J.R. Brillet (Cognac).

Issu de la fusion en 1990 des sociétés Rémy Martin (Cognac) et Cointreau (liqueur), Rémy Cointreau est un groupe familial (Famille Hériard-Dubreuil) spécialisé dans la production et la commercialisation de spiritueux haut de gamme et la tonnellerie (et autres bois alternatifs). Le Groupe est coté sur NYSE Euronext Paris. Rémy Cointreau possède un portefeuille de spiritueux d’exception dont la renommée est internationale : les cognacs Rémy Martin et Louis XIII, la liqueur Cointreau, le spiritueux grec Metaxa, le rhum Mount Gay, le brandy St-Rémy, le gin The Botanist et les whiskies single malt Bruichladdich, Port Charlotte, Octomore, Westland et Domaine des Hautes Glaces.

L’acquisition de la Maison Brillet s’inscrit dans sa stratégie de devenir un des leaders mondiaux des spiritueux d’exception affichant un prix supérieur à 50 USD et permet également de contribuer à sécuriser ses approvisionnements grâce aux 50 ha de vignes en AOC Cognac Grande Champagne et Petite Champagne, les deux crus les plus prestigieux de l’appellation et les seuls utilisés pour la fabrication de ses cognacs Rémy Martin et Louis XIII.

SODICA Millésime, le département de SODICA Corporate Finance spécialisé dans les transactions des filières Vins et Spiritueux, a conseillé les actionnaires de la Maison Brillet dans la cession de cette dernière auprès du Groupe Rémy Cointreau, coté sur NYSE Euronext Paris. Cette opération permet à la Maison Brillet de s’adosser à un acteur majeur français des spiritueux haut de gamme, capable d’assurer sa pérennité et son développement à travers son savoir-faire en matière de fabrication de spiritueux d’exception et son implantation internationale en matière de réseaux de distribution.

source : Revue Vinicole Internationale


Loire : le domaine des Haute-Noëlles repris par Juliane et Jean-Gabriel Tridon

Jean-Gabriel Tridon est né il y a trente-neuf ans au États-Unis et Juliane Tridon est née à Berlin il y a quarante ans. De la marine marchande à la viticulture, le couple entame une nouvelle aventure.

« J’ai grandi à Paris, mais j’ai toujours vécu une passion avec Pornic où mes parents possèdent une maison. Je suis venu en 2014 avec mon épouse. Nous avions le souhait de travailler ensemble et le vin s’est imposé comme objectif, dit Jean-Gabriel Tridon. J’ai suivi une formation intensive d’un an avec une spécifité bio et fait mes armes chez différents vignerons. Début 2018, nous avons appris qu’à Saint-Léger-les-Vignes, le domaine des Hautes-Noëlles d’appellation muscadet côtes de Grand-Lieu était en vente et nous sommes rapprochés du propriétaire, Jean-Pierre Guesdon. Un compromis a été signé en 2019. »

Créé en 1930, le domaine couvre 28 ha et compte quatre employés. « Nous allons vendre du vin et en parler dans une période où les amateurs de vins sont à la recherche d’explications. Nous passerons tout le domaine en bio », précise le couple.

Juliane sera aux commandes de la commercialisation et tiendra boutique car la vente en directe est importante et permet des échanges chaleureux. La transition se déroule en douceur et Jean-Pierre Guesdon accompagnera le couple durant plusieurs mois. La prochaine étape sera les vendanges, fin août et les portes ouvertes avec pique-nique.

source : Ouest France

mardi 2 juin 2020

Calvados : le Château du Breuil racheté par un groupe d'investisseurs mené par Frédéric Dussart.

Propriété du groupe suisse Diwisa - Distillerie Willisau SA depuis 1987, le Château du Breuil, distillerie de calvados aux eaux-de-vie exportées dans plus de 60 pays, change d’actionnaires pour passer dans les mains d’une holding d’investisseurs français menée par KPMG Corporate Finance et présidée par Frédéric Dussart, actionnaire majoritaire et déjà propriétaire du Domaine des Chauchoux à Rully.

En plus de produire des calvados AOP pays-d’auge et un whisky single malt normand, la société est également le distributeur en France de nombreuses marques partenaires, à commencer par la vodka et le gin suisses Xellent, produits par Diwisa, ou encore les cognacs Jean Fillioux, les rhums Espero, Caney, 1914, Cartavio, Zaya, Takama et Aldea, les whiskies Duncan’s et The Ultimate (Écosse), The Whistler (Irlande) et Nobushi (Japon). Une activité pour laquelle les nouveaux actionnaires entendent « réaliser de forts investissements commerciaux et digitaux » de manière à élargir son portefeuille. 

Didier Bédu reste directeur général, poste qu’il occupe depuis 26 ans, et l’équipe se renforce avec l’arrivée de François Dussart, fils de Frédéric Dussart, qui prend en charge le marketing et le digital.


source : Thomas Gueller pour V&S News



Provence : Catherine Castéjà rachète Château Bas en AOC Aix-en-Provence

Via la FICBAL, société holding qu’elle détient avec ses trois enfants, Catherine Castéja vient de prendre le contrôle du Château Bas en appellation coteaux-d’aix-en-provence. Le domaine, cultivé en culture biologique, comprend 75 ha de vignes et 10 ha d’oliviers. L’acquisition de la propriété n’a aucun rapport avec la société Ballande dont Catherine Castéja, née Ballande, est actionnaire, et ne rentre pas dans le périmètre des sociétés de négoce et des propriétés de son époux, Philippe Castéja. Vendu par la famille Blanquet qui possédait le domaine depuis 40 ans, Château Bas va connaître une restructuration de son vignoble et un développement de son activité oenotouristique.

source : Y.C. pour V&S News





















Languedoc : InVivo Wine majoritaire dans Vinadeis ?

Déjà actionnaire à près de 10% du négociant Vinadeis (Narbonne), InVivo Wine aurait acté lundi 18 mai une augmentation de ses parts à hauteur d’au moins 51%. Les coopératives languedociennes Val d’Orbieu et Les vignobles de Vendeole deviendraient minoritaires dans une structure valorisée pour l’occasion à 70 M€. Contactés, Joël Castany, président du conseil de surveillance de Vinadeis, et Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo, n’ont pas souhaité commenter cette information. Si nos sources se révèlent exactes, InVivo Wine, déjà actionnaire à 100% de Cordier Mestrezat, de Café de Paris et de Baarsma, se doterait d’une nouvelle fi liale forte d’une implantation incontournable dans le vignoble languedocien et acteur majeur dans la fourniture de MDD et de vins en vrac.

source : T.G. pour V&S News

lundi 25 mai 2020

Provence : le Domaine de Terrebrune s'ouvre à un nouvel actionnaire et gérant, Jean d'Arthuys

La famille Delille, propriétaire depuis les années 60 du Domaine de Terrebrune à Ollioules (83) fondé par Georges Delille, a annoncé l’arrivée au sein du domaine de Jean d’Arthuys (52 ans), comme associé et co-gérant.

Diplômé de HEC, cet ancien homme de media, responsable des développements au sein du groupe M6 et ex-PDG des chaînes Paris Première et W9, s’est orienté depuis 2007 dans le secteur de l’investissement et dans la relance d’entreprises (Lejaby). Passionné de voile (il a été co-équipier d’Olivier de Kersauzon) et de vin, il entend déployer à Terrebrune des relais commerciaux en France et à l’export, le digital, l’identité de marque et l’offre oenotouristique. Il compte également travailler à la pédagogie auprès du grand public sur le terroir du Trias et la notion de garde inhérente aux vins de l’appellation et enfin mieux faire connaître les rouges de Bandol.

Terrebrune, le seul domaine de l’AOP Bandol sur la commune d’Ollioules, compte une trentaine d’hectares en terrasses sur les terroirs de Trias. Il est en agriculture bio depuis sa création en 1963 et produit environ 120 000 bouteilles par an.

source : VSB

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Cognac : Rémy Cointreau rachète la maison de cognac J.R. Brillet

Près d’un an après l’annonce du début des négociations entamées avec la famille Brillet, Rémy Cointreau a annoncé le 30 avril, le rachat de la maison de cognac J.R. Brillet.

Avec cette acquisition, le groupe « intégrera l’exploitation d’une cinquantaine d’hectares de vigne en Grande Champagne et Petite Champagne et accueillera la marque de cognac J.R.Brillet au sein de son portefeuille » est-il précisé dans le communiqué. De son côté, la marque de liqueur haut de gamme Belle de Brillet rejoindra la branche Liqueurs et Spiritueux de Rémy Cointreau.

La veille de cette annonce, Rémy Cointreau avait annoncé un chiffre d’affaires de 1,024 Mrd€ pour son exercice 2019/2020 (clos le 31 mars), en baisse de 9 % (-11,2 % en organique). Comme le groupe le prévoyait, le 4ème trimestre est fortement pénalisé par la pandémie de Covid-19, et la fermeture des établissements « on trade » et l’arrêt des voyages internationaux ». Sur ce dernier trimestre, les ventes reculent ainsi de 24 % (-25,4 % en organique).

Concernant les résultats annuels, qui seront publié le 4 juin, Rémy Cointreau table maintenant sur un résultat opérationnel courant en repli d’environ 20 % en publié et d’environ 25 % en organique « suite à un chiffre d’affaires annuel très légèrement supérieur aux prévisions communiquées le 2 avril 2020 », explique le groupe.

source : VSB


Champagne : Campari confirme l'acquisition de Champagne Lallier

A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires pour le premier trimestre 2020, Campari a confirmé la signature d’un accord portant sur l’acquisition de 80 % du capital de Champagne Lallier pour 21,80 M€.

Le groupe italien était entré en négociations exclusives mi-avril avec son actionnaire, le holding familial français Ficoma, appartenant à Francis Tribaut, le représentant de la quatrième génération du domaine, fondé en 1906 à Aÿ, l’un des rares villages classés « Grand Cru » en Champagne.

Campari Group précise qu’en 2019, « le chiffre d’affaires de la société s’est élevé à environ 21 M€, dont principalement des ventes liées au Champagne d’environ 1 million de bouteilles, dont près de 700 000 bouteilles de Lallier ». Au 31 décembre 2019, la valeur comptable des stocks de la société s’élevait à 21 M€ environ et sa dette nette à 21,20 M€.

L’accord devrait être conclu au cours du troisième trimestre 2020. La montée de Campari à 100 % du capital de Champagne Lallier « est soumise à des options de vente et d’achat réciproques usuelles pouvant être exercées à partir de 2023 » indique encore le communiqué du 5 mai. Francis Tribaut continuera d’exercer ses fonctions d’administrateur délégué de Champagne Lallier.

Concernant l’activité trimestrielle, Campari rappelle qu’« après un démarrage extrêmement solide en janvier et février, les résultats du premier trimestre 2020 reflètent l’impact initial du Covid-19 qui a principalement touché le marché italien à partir de mars ». Les ventes baissent de 2,7 % à 360,20 M€, par rapport à la même période de 2019 et l’Ebitda ajusté chute de 24,7 % à 67,50 M€, soit 18,7 % du chiffre d’affaires (contre 24,2 % au premier trimestre 2019).

source VSB

Lallier

samedi 2 mai 2020

Bourgogne : le domaine de la Commaraine rachète des vignes en Nuits-Saint-Georges et en Chambolle-Musigny

Le domaine de la Commaraine à Pommard (21) s’est agrandi de 2,35 ha en Côte de Nuits, deux parcelles en Nuits-Saint-Georges 1er cru (Roncières et Aux Bousselots) et une parcelle de Chambolle-Musigny Village.

Il comprenait déjà les bâtiments du XIIe siècle et le clos du château, 3,75 ha de Pommard 1er cru en monopole, dont la majorité des parts avaient été rachetées en 2017 par un couple d’Américains, Denise Dupré et Mark Nunnelly, à la famille Jaboulet-Vercherre.

Le domaine dirigé par Jean-Luc Vitoux a pour objectif d’être présent dans les plus beaux vignobles de la Bourgogne et de reconstituer le domaine historique en fonction des opportunités. L’objectif est d’atteindre environ 60.000 bouteilles d’ici 3 à 5 ans. En parallèle, le domaine de La Commaraine poursuit le développement oenotouristique avec la création d’un hôtel haut de gamme et d’un restaurant pour fin 2021 ainsi que la construction d’une nouvelle cuverie. Denise Dupré et Mark Nunnelly sont également propriétaires du domaine de Belleville (22 ha à Rully), du Manoir Murisaltien Demessey (société de négoce à Meursault), et depuis 2012 de la maison de champagne Leclerc Briant.

source : VSB

France : le groupe Lavinia cède sa filiale Vins du Monde au groupe Vins de Lisennes

Le distributeur de vins et spiritueux Lavinia a annoncé le 21 avril la cession de la société Vins du Monde au groupe Vins de Lisennes, dirigé par Jean-Luc Soubie. Fondée en 1996, « la société Vins du Monde fut la pionnière en France de l’importation et la distribution de grands vins étrangers. Sa gamme comprend plus de 50 domaines iconiques du Monde entier », est-il souligné dans le communiqué. Lavinia compte par cette cession, dont aucun détail financier n’est donné, « pouvoir se concentrer sur son activité de caviste (retail, événementiel, restauration, cadeaux d’affaires), le développement de la marque Lavinia et sa stratégie de digitalisation de son activité (lavinia.com) ».

L’opération effective depuis le 21 avril, permettra dès maintenant à la société Vins du Monde « de pouvoir se développer plus rapidement en s’adossant à une structure d’ores et déjà spécialisée dans la distribution de vins étrangers », estime Matthieu Le Priol, co-dirigeant avec Charlotte Servant de Lavinia. De son côté, Jean-Luc Soubie prévoit de conserver Vins du Monde comme une société indépendante, « possédant sa propre gamme de vins et sa propre force commerciale ».

source : VSB / Agra Alimentation

In Extenso Finance & Transmission (Loïc Blanchard, Gary Martins) a conseillé le groupe Lavinia dans cette opération.

Livraison à domicile Vins du Monde dans Cave sur houra.fr

lundi 20 avril 2020

Loire : depuis Angers les Caves de la Loire fusionnent la Sica de Chinon et la coopérative de Oisly pour un total de 1.180 ha

Partenaires au sein du groupe Loire Propriétés pour l’ensemble des activités commerciales depuis des années, la coopérative angevine les Caves de la Loire, (107 vignerons pour 1 820 ha), et ses deux voisines de Touraine, la Sica de Chinon (35 vignerons pour 140 ha) et la coopérative de Oisly (10 vignerons pour 220 ha) ont décidé de fusionner leurs activités. « L’objectif est avant tout, une simplification administrative, douanière, comptable… », précise le directeur général Jean-Michel Mignot. Les trois entités porteront désormais le nom de “Caves de la Loire”. Un nouveau conseil d’administration a été constitué, présidé par Régis Alcocer (président sortant de la coop angevine), avec trois vice-présidents : Damien Chauvigné (Anjou), Baptiste Charbonnier (Touraine) et Pascal Legros (Chinon).

source : VSB

Les dirigeants de Loire Propriétés sont ravis : les ventes 2019 sont en hausse, en particulier à l’export.

dimanche 19 avril 2020

Champagne : le groupe Campari en passe de prendre une participation majoritaire dans la maison de champagne Lallier

Le groupe italien Campari annonce être entré en négociations exclusives pour prendre 80% du capital de la holding propriétaire du champagne Lallier, située à Aÿ (51), avec une option pour en prendre 100% à moyen terme. Cette holding familiale, détenue jusqu’alors par Francis Tribaut, a vendu environ 1 M de bouteilles en 2019 dont 700 000 sous la marque Lallier.

La transaction porte sur les marques, les stocks, les installations (dont une cuverie à Oger, 51), ainsi que les vignobles – une quinzaine d'hectares en propres dont une majorité classée en grands crus, auxquels il faut ajouter une trentaine d'hectares sous contrat d'approvisionnement.

Ancien chef de production chez Lanson Pommery, Francis Tribaut a racheté le champagne Lallier en 2004. Il en finance depuis le repositionnement haut de gamme par une structure de négoce, « Les Rives de la Marne », qui commercialise 4 marques d’entrée de gamme (Guy Laforge, Gaston La Roche, Georges Lacombe et Gaston Laroche).


Campari poursuit ainsi ses emplettes en France où il a acquis successivement le groupe Marnier-Lapostolle, le cognac Bisquit, les rhums La Mauny, Trois Rivières et Duquesne, ainsi que la structure Rothschild France Distribution. Rebaptisée Campari France Distribution, celle-ci devrait en toute logique distribuer les champagnes Lallier, sachant toutefois qu'elle possède déjà dans son portefeuille les champagnes Pol Roger et Brimoncourt.

source : V&S News

Lallier