mardi 14 août 2018

Bordeaux : un investisseur australien rachète le château Vieux Paquillon

Un industriel australien, qui souhaite garder l’anonymat, vient d’acheter le Château Vieux Paquillon en AOC Montagne Saint Emilion.

Ce vignoble de 13 ha a été vendu par André Benoist, également propriétaire du Château La Bergère dans la même appellation. Camille Benoist, fille du vendeur, a signé avec l’acquéreur un contrat d’achat de vin d’une durée de quatre ans, période pendant laquelle il vendra la production de Vieux Paquillon via sa société de négoce SAS La Bergère, installée à Paris. Cette période de transition permettra à l’acquéreur de garder les circuits de distribution existants tout en créant de nouveaux réseaux à l’international.

source : VSB
Résultat de recherche d'images pour "chateau vieux paquillon"

Bordeaux : les vignobles Roux rachète le château Plagnac au groupe Advini

Advini a vendu le château Plagnac, cru bourgeois du Médoc, aux Vignobles Roux, une entreprise familiale créée en 1920 qui développe également une activité de négoce.

Implantés dans l’Entre-deux-Mers, les Vignobles Roux investissent dans le Médoc depuis quelques années. Après le château Taffard de Blaignan acquis en 2013 et la marque Diamond vinifiée à partir de parcelles en AOC Margaux, Plagnac est leur troisième propriété médocaine. L’ensemble des vignobles représente près de 300 ha.

Advini s’est également séparé du château Lieujean, autre propriété médocaine. Elle a été acquise par Bernard Magrez. Ce dernier va intégrer les 54 ha du vignoble au Château La Tour Carnet, grand cru classé en 1855, afin d'augmenter ses volumes de second vin.

source : VSB

Résultat de recherche d'images pour "chateau plagnac"

Anjou : un investisseur japonais rachète le Clos de la Martinière

Une entreprise japonaise, Nichifutso Shoji, vient d’acquérir le Clos de la Martinière, en Anjou, une première pour ce vignoble. Le projet : produire des vins bio et naturels.

Le Clos de la Martinière est un petit domaine niché à Coutures, près de Brissac-Quincé et d’Angers (Vallée de la Loire) , englobant 11 hectares de terres, dont 4 hectares de vignes, principalement du cabernet franc.

Jusqu’ici exploitée par Xavier Caillard, vigneron naturel réputé (Jardins d’Esmeralda), la Martinière a été rachetée en juin 2018 par une entreprise familiale japonaise, Nichifutso Shoji, leader dans l’importation de produits haut de gamme (matières premières, équipements, savoir-faire) de boulangerie et pâtisserie française. Les liens entre la France et la famille Tsutui ont démarré il y a cinquante ans, par l’introduction de la baguette française au Japon.

L’entreprise importe également EuroCaves, mais aussi des vins français. Et maintenant, elle s’apprête à en produire. Mais pas n’importe quel type de vin : du vin dit "naturel", bio et sans intrant pendant la vinification.

LE VIN NATUREL AU JAPON, "UNE NICHE EN CROISSANCE FORTE"

Audacieux en apparence, ce choix est au contraire "stratégique" pour l’entreprise : "Le vin naturel est une tendance forte au Japon, c’est une niche mais en croissance forte, et nous n’avons aucune incertitude sur les débouchés", explique Stéphane Le Saouter, dirigeant de l’antenne française de la société.

C’est aussi et surtout le choix d’une famille amoureuse de la France et de sa culture gastronomique. L’entreprise a cherché pendant un an, en Anjou mais aussi en Côtes du Rhône, le domaine sur lequel investir, jusqu’à trouver la Martinière.

L’équipe prévoit de planter 2 hectares de vignes supplémentaires dès que possible, du chenin, pour arriver à 6 hectares, et un rendement moyen de 35 hectolitres par hectare. Une partie des vins produits sera exportée au Japon, mais le domaine prévoit aussi de la vente en France. Dans tous les cas, aucun vin ne sera présenté avant deux ou trois ans.

Le responsable du domaine est Adrien Vaillant, qui travaillait jusque-là au domaine Les Grandes Vignes, en biodynamie. Il aura à ses côtés Kaya Tsutui, jeune homme de 24 ans et neveu du dirigeant de Nichifutso Shoji, en apprentissage du métier. La nouvelle de l’arrivée d’un investisseur japonais à Coutures semble avoir été bien accueillie dans la région.

source : RVF

vendredi 11 mai 2018

Jura : les familles Devillard, Flambert et Dupuis rachètent le Domaine Rolet (Arbois)

Le départ à la retraite de Pierre Rolet permet aux familles Devillard, Flambert et Dupuis d’investir à parts égales dans le deuxième domaine indépendant du Jura.

Faute de succession familiale, les 65 hectares et 400 000 cols du domaine Rolet Père et Fils viennent d’être vendus à trois actionnaires : les familles Devillard, Flambert et Dupuis*. Partant à la retraite, Pierre Rolet va céder dans les prochains jours la direction générale du premier vignoble jurassien indépendant à l’œnologue Cédric Ducoté, l’actuel directeur export des domaines bourguignons Devillard. Devant rester indépendant et conserver ses équipes, le domaine Rolet Père et Fils rejoint les propriétés Devillard (400 000 bouteilles vendues annuellement, pour un chiffre d’affaires de 5,5 millions d’euros).

Enracinée dans le vignoble de Mercurey depuis cinq générations, la famille Devillard s’ouvre donc à de nouveaux horizons. Possédant le château de Chamirey (37 ha à Mercurey), ses domaines comptent aujourd’hui celui des Perdrix (15 ha à Prémeaux-Prissey, à proximité de Nuits-Saint-Georges), de la Ferté (5 ha à Givry) et de la Garenne (7 ha à Macon). Associés à parts égales, les autres actionnaires du domaine Rolet n’ont pas d’activité viticole, la famille Flambert possédant un groupe hôtelier à Paris (Holding Hôtelière de Paris), tandis que Franck Dupuis se spécialisant dans les équipements de sport de combat (Groupe Venum).

Fondé en 1942 à Arbois par Désiré Rolet, le domaine familial éponyme était dirigé par ses enfants Bernard, Guy, Éliane et Pierre Rolet. La gamme propriété témoigne de la diversité de la production viticole du Jura, allant des côtes du Jura blancs, rouges et rosés aux crémants, en passant par le vin jaune, sans oublier le macvin, les marcs et fines… Une diversité qui ne fait pas peur aux nouveaux propriétaires bourguignons du domaine. « Cette gamme nous apparaît même plus simple qu’en Bourgogne, où l’on a l’habitude des petites parcelles en petites productions » estime Amaury Devillard, copropriétaire des domaines éponymes.

Qui souligne qu’il n’est pas question de faire des vins à la bourguignonne, mais bien jurassiens. « Nous réfléchissions depuis des années à nous expatrier. Le Jura est aux portes de la Bourgogne. La palette des terroirs du domaine Rolet nous intéresse par sa fraîcheur, alors que les marchés cherchent des vins sur le fruit » conclut Amaury Devillard.

source : vitisphère
Résultat de recherche d'images pour "domaine rolet"

Languedoc : Gérard Bertrand reprend la gestion du Domaine de Céléyran

Le propriétaire du Domaine de l'Hospitalet à Narbonne et du groupe éponyme va restaurer le Domaine de Céléyran sitiué à Salles d'Aude au pied du massif de la Clape et à proximité de la winery de Gérard Bertrand.

Le domaine était inexploité depuis son rachat en 2009 par la région Languedoc-Roussillon pour en faire un parc d’activité. Mais le projet industriel s’est envolé. Gérard Bertrand promet d’investir 8 M€ dans les cinq prochaines années pour rénover la cave, la commanderie et les 138 ha dont la majeure partie en vignes à replanter (70ha). Le contrat repose sur un bail emphytéotique dont le loyer a été fixé à 15.000€, mais lié à une obligation d'investissements.

Le château Pech-Céleyran qui se trouve juste en face de la propriété du Conseil régional, n’est pas concerné par le contrat entre la collectivité et Gérard Bertrand. Ce domaine oenotouristique de renom exploite gîtes, chambres d'hôtes et salles de réception en complément de la culture de 96ha de vigne sur une superficie totale de 150ha.

source : VSB

Aude : vers une résurrection, enfin, d’un domaine viticole pillé

Etats-Unis : Lawrence Group rachète Heitz Wine Cellar (Napa Valley)

Heitz Wine Cellar, une des propriétés phares de la Napa Valley en Californie vient d'être vendue au géant de l'agribusiness américain Lawrence Group. La vente comprend les 200ha de vignes de la propriété, la winery et les installations de dégustation et d’accueil du public.

La propriété avait été créée en 1961 et produisait chaque année entre 35.000 et 40.000 caisses. Le montant de la transaction est estimé par la presse américaine à 147M€.

la vente a pu surprendre car la propriété était censée passer à la troisième génération de la famille Heitz. Mais celle-ci conserve la main sur la production du vin qui a assuré sa réputation : le cabernet-sauvignon qu'elle produit à partir des Vignobles Martha.

C'est la première incursion dans le monde du vin pour le groupe Lawrence, mais pas la dernière. Le vin est annoncé comme une nouvelle diversification de l'entreprise qui possède l'un des plus grands vergers de citronniers de Floride, des terres dans l'Illinois, le Missouri, l'Arkansas et le Mississipi mais est aussi propriétaires de banques.

source : VSB

SOLD: Heitz Cellar Winery |

Bordeaux : Bernard Magrez rachète le Château Lieujean

Cette propriété de 54 ha en AOC Haut-Médoc appartenait au groupe Advini. Ce dernier se désengage de ses actifs bordelais non prioritaires puisqu’il a aussi récemment vendu le château Plagnac (AOC Médoc).

Bernard Magrez va intégrer le foncier de Lieujean à celui de la Tour Carnet, son cru classé 1855, à deux pas. " Il s’agira de faire du second vin de la Tour Carnet. " Les crus classés du Médoc (comme ceux des Graves) ne sont pas tenus par une assiette foncière fixe : leurs propriétaires peuvent y intégrer à loisir des hectares achetés, à condition qu’ils se situent sur la même AOC (ici Haut-Médoc).

La Tour Carnet, avec 180 ha de vigne, est désormais le plus vaste cru classé du Bordelais, avec 900 000 bouteilles (2/3 en premier vin). L’homme prend pied aussi à Pomerol (1,5 ha ; 1 million d’€/ha), à Chateauneuf-du-Pape (1 ha) et bientôt en Géorgie.

source : Sud-Ouest

Résultat de recherche d'images pour "lieujean"