lundi 1 octobre 2018

Corse : le domaine de Casabianca repris par la SAFER et la région Corse

Le domaine de Casabianca, présenté comme l'un des plus grands domaines viticoles de Corse, placé en liquidation judiciaire depuis janvier 2017, a été vendu sur décision de justice à un organisme semi-public, a-t-on appris mardi 27 septembre auprès d'un élu local.

La vente du domaine de Casiabianca a été décidée par un juge commissaire du tribunal de grande instance de Bastia qui a tranché en faveur de l'offre de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), a précisé Lionel Mortini, président nationaliste de l'Office du développement agricole et rural de la Corse (Odarc) et élu du conseil exécutif de Corse. Il confirmait une information de France Bleu RCFM.

L'offre de la Safer de 1.620.354 euros a été préférée à deux autres, l'une de 1.550.000 euros d'une société de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), spécialisée dans les activités des sociétés holding, et l'autre de 1.675.000 euros d'une société aveyronnaise spécialisée dans l'hôtellerie, selon la décision de justice. L'expert immobilier missionné par le liquidateur judiciaire avait estimé le domaine de 469 hectares, dont 228 de vignes, à 2,5 millions d'euros, a précisé Lionel Mortini, mais l'offre de la Safer a été inférieure en raison du "mauvais état de la vigne".

En mars dernier, la Collectivité de Corse (CdC) avait débloqué un fonds de 800.000 euros pour permettre ce rachat par la Safer, société anonyme sans but lucratif avec des missions d'intérêt général, placée sous tutelle des ministères de l'Agriculture et des Finances. Les 800.000 euros complémentaires nécessaires pour procéder à cet achat seront également fournis par la CdC: "on complètera", a confirmé Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse. "C'est une bonne décision mais je reste prudent en attendant qu'elle soit définitive", a-t-il ajouté, évoquant la possibilité d'un appel.

"Il faut féliciter la justice qui a bien pris en compte tous les paramètres de la problématique du foncier dans l'île", a déclaré Christian Orsucci, président de la Safer. La justice a compris qu'il pourrait y avoir "des troubles à l'ordre public si on s'aventurait à donner à une seule personne une si grande étendue voire même, avec la connotation corse, si on la donnait à un étranger", a-t-il estimé. La mise en vente mi-mars, par le liquidateur judiciaire, du domaine Casabianca avait suscité la colère des partis nationalistes corses qui prêchaient pour l'installation de jeunes agriculteurs corses sur ce qu'ils présentent comme "la plus grande vigne d'Europe d'un seul tenant".

Corsica Libera, le parti indépendantiste de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, s'était même montré menaçant face à d'éventuels "spéculateurs", notamment non-insulaires. La Safer doit maintenant "réunir son comité technique qui va déterminer des lots" qui seront "vendus ou loués" afin d'installer de jeunes agriculteurs, a indiqué Lionel Mortini. "Nous souhaitons que les terres proches de la mer soient vendues au Conservatoire du littoral pour éviter toute spéculation", a-t-il précisé.

Le découpage des terres devrait donner lieu à "15 à 20 lots", a évalué le président de la Safer qui compte demander dès la semaine prochaine "une expertise des vignes à la chambre d'agriculture".

source : RVF (Avec AFP)


vendredi 14 septembre 2018

Bordeaux : le négociant Robert Giraud et ses 135ha racheté par LGCF

Les Grands Chais de France sont en train d'acquérir le producteur-négociant Robert Giraud SAS (Saint-André-de-Cubzac) et ses cinq propriétés, Château Timberlay (110 ha), Château Haut Fourat, Château Le Bocage, Domaine de l'Étalon d'Argent – tous en AOP bordeaux – et Château Côtes de Rol (3 ha) en saint-émilion grand cru. Le groupe reprend également les marques développées par la maison qui réalisait encore entre 2 et 3 M€ de CA en 2017. Les Grands Chais de France, dont le patrimoine viticole se montait avant cette opération à 3 200 ha, visent 3 500 ha pour la fin d'année si les acquisitions que le deuxième groupe français négocie actuellement en Provence et dans le Bordelais se concrétisent. 

source : V&S

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jeudi 13 septembre 2018

Rhône : Anagram succède à Raphaël Michel avec le soutien de LDI

On pourrait se dire que seul le nom change. Mais en fait, c'est toute l'identité d'une entreprise qui a eu mauvaise presse que le groupe viticole bourguignon Labruyère développement industries (LDI) a souhaité transformer en reprenant au cours de cet été l'entreprise piolençoise de négoce de vins, Raphaël Michel.

Il s'agit, pour le nouveau président exécutif d'Anagram, Sébastien Bouvet-Labruyère, de "regagner la confiance", ainsi qu'il nous l'a affirmé lors d'une rencontre dans ses nouveaux locaux, à Piolenc. Car la confiance des clients et des marchés, s'est volatilisée après les affaires qui ont secoué le petit monde de la viticulture ces derniers mois. Il va falloir également regagner la confiance de la profession ou tout au moins renouer de bonnes relations.

Pour se présenter, le président a rencontré dernièrement Michel Chapoutier, président d'Inter Rhône, Philippe Pellaton, président du Syndicat général des vignerons des Côtes-du-Rhône et Etienne Maffre, président de l'Union des Maisons de vins du Rhône.

Entre 20 et 25 M€ d'investissement

Raphaël Michel a été placée en sauvegarde en octobre 2017 par le tribunal de commerce de Montpellier, à la suite de ses difficultés financières dues notamment à la mise en examen en juin 2017 de son dirigeant, Guillaume Rickwaert, pour "tromperie" et "escroquerie", par un juge d'instruction du TGI de Carpentras. La société a elle aussi été mise en examen pour les mêmes motifs. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dans un rapport rendu public, avait mis au jour une "usurpation massive de l'AOC viticole des côtes-du-rhône sur des volumes de vins estimés à plus de 480 000 hectolitres".

Sur le site de l'entreprise, à Piolenc, on s'est dépêché d'apposer la nouvelle identité de l'entreprise sur sa façade, tout comme de changer les panneaux indicateurs dans les rues dans la zone d'activité. "L'anagramme c'est le fait de transposer les lettres, sourit Sébastien Bouvet-Labruyère. C'est une belle analogie au vin. Notre métier, c'est d'assembler les vins, pour leur donner un autre sens." Il précise qu'Anagram, un nom anglicisé, veut "passer à une nouvelle histoire". Il a repris tous les salariés, une trentaine de personnes.

Le groupe LDI a monté "une structure de défaisance" pour acquérir le vraqueur, considéré il y a quelques mois comme le plus grand de l'Hexagone. Pour réaliser l'opération, indique Labruyère dans un communiqué, "les actifs (sociétés et domaines) du groupe ont été apportés à la société Dolia, filiale de la société Raphaël Michel, sous l'égide du tribunal (ndlr : de commerce d'Avignon)." Son président estime que "la singularité de la société, c'est son équipement, sa taille, qui lui permet de s'imposer comme acteur important".

Le groupe a prévu d'investir 6 M€ sur fonds propres, de s'appuyer également sur des financements bancaires de l'ordre de 5 M€. À terme, c'est entre 20 et 25 M€ que compte insuffler LDI dans Anagram, "une boîte intéressante" qui a l'objectif de redevenir le leader européen de l'assemblage de vins en vrac.

source : La Provence SA
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vendredi 7 septembre 2018

Bordeaux : la famille Moueix cède 20% de Château Petrus à Alejandro Santo Domingo

S’offrir une bouteille de Petrus est moins un rêve pour nombreux œnophiles qu’un aboutissement pour les nouvelles fortunes. Mais s’offrir 20 % du Petrus, c’est un rêve que seul un milliardaire peut réaliser. Révélée simultanément par la RVF et les Échos, la transaction viticole daterait d’un an au moins, ce qui ne l’empêcherait pas d’être historique. Avec une valorisation estimée à un milliard d’euros pour 11,5 hectares, une transaction à 87 millions €/ha « ferait de l'hectare de Petrus le plus cher jamais vendu ».

D’après la presse, la famille Moueix a cédé 20 % de ses parts au milliardaire américain Alejandro Santo Domingo (41 ans). Possédant les nationalités colombiennes et états-uniennes, l’une des plus jeunes fortunes du classement mondial Forbes (où il figure actuellement à la 499ème place) est depuis 2011 à la tête du conglomérat familial Santo Domingo, un groupe de téléphonie et de médias, mais surtout de bière. Ayant cédé en 2005 ses parts dans la brasserie colombienne Bavaria au groupe sud-africain SABMiller, le groupe Santo Domingo est alors devenu actionnaire minoritaire du deuxième acteur mondial de la bière (avec 15 % de parts). Son poids dans la filière mondiale des bières a été consolidé par son action pour le rachat de SABMiller par le leader mondial AB InBev en 2015.

D’après les premiers éléments, cette cession doit soutenir le développement de Petrus, qui vient tout juste de perdre le statut de vin le plus cher de Bordeaux. Ce titre étant désormais celui de Liber Pater. D’après les données de Wine Searcher, la bouteille du légendaire Pomerol se vendant en moyenne 2 700 euros la bouteille, quand l’iconoclaste vin de Graves se hisse à 3 700 €/col.

source : Les Echos / Terre de Vins / Vitisphère

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samedi 1 septembre 2018

Languedoc : Jean-Paul Mas rachète le Château Villegly (Minervois)

Les Domaines Paul Mas dévoilent leur dernière acquisition : le château Villegly en AOC Minervois. Château Villegly est situé à mi-chemin entre Carcassonne et Caunes-Minervois. Le vignoble de 65 ha est situé sur l’aire d’appellation du Minervois. Il se compose essentiellement de cépages rouges : Syrah, Grenache, Carignan, Cinsault, Caladoc, Alicante et Cabernet-Sauvignon.

source : https://www.paulmas.com/actualite/chateau-villegly-nouveau-domaine-de-60ha-en-aoc-minervois/

Bordeaux : trois investisseurs belges rachètent le château Prieuré Saint Anne (Cadillac)

Continuant d’attirer les investisseurs, le vignoble bordelais ne séduit pas que des acheteurs chinois, les repreneurs européens répondant toujours présents.

Ayant acheté il y a vingt ans le château Prieuré Saint-Anne, Hervé et Suzanne Flipo viennent de le vendre à un trio d’investisseurs belges, le couple Herwig et Annelies Callewier-Corne. Le couple de vignerons va encadrer la phase de transition, prévue pour l’an prochain.

Depuis 1998, la propriété a étoffé son vignoble, s’étendant désormais sur 4,5 hectares en appellation Côtes de Bordeaux Cadillac. Doté d’un nouveau chai depuis 2005, le domaine s’enorgueillit d’être « commercialement rentable », comme le précise un communiqué de l’agence Vineyards-Bordeaux, qui a conseillé l’acquisition.

Alors que les investisseurs chinois restent actifs sur le marché foncier girondin, l’intérêt d’acheteurs français européens va croissant souligne Karin Maxwell, la cofondatrice de Vineyards-Bordeaux. « Depuis le début de l’année 2018, nous réalisons en moyenne une transaction viticole par mois » ajoute l’agente, affiliée à Christie’s International Real Estate.

source : intervignesRésultat de recherche d'images pour "chateau prieuré saint anne"

Loire : Loire Propriétés rachète trois domaines pour 38 ha : château Bellerive, la Guimonière et château de Varennes

Les 38 hectares du propriétaire bordelais Alain Chateau sont cédés au groupe coopératif ligérien, qui compte mettre à profit la réputation de leurs appellations pour développer ses ventes en cavistes et CHR.

Premier producteur d’Anjou-Saumur et principal membre du groupe coopératif Loire Propriétés, les Caves de la Loire viennent de reprendre l’exploitation des 38 hectares de vignes des trois domaines angevins d’Alain Château. L’ancien industriel de l’imprimerie ayant acheté en 2004-2005 les châteaux Bellerive en Grand Cru Quarts de Chaume, la Guimonière en premier cru Coteaux du Layon Chaume et le château de Varennes en Savennières.

Reconnaissant avoir été séduit par le prestige de ces appellations, Loire Propriétés indique dans un communiqué « chercher avant tout à affermir sa présence sur les vins blancs haut de gamme de la Loire ». Cette consolidation de portefeuille devant lui permettre de s’implanter davantage sur le circuit des cavistes et de la restauration. Ce qui se place dans la « continuation de ses investissements dans le vignoble le Corre Morin en 2017 [et] Coteaux du Layon avec en 2017 par la reprise des Vignobles Touchais » précise le communiqué.

Regroupant 140 vignerons pour plus d’un millier d’hectares de vigne, les Caves de la Loire sont membres du groupement coopératif Loire Propriétés. Réunissant quatre caves et une distillerie, l’union de commercialisation est le premier opérateur ligérien, avec 200 000 hectolitres de vin provenant de 5 000 hectares, du Muscadet à Sancerre.

source : intervignes

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