vendredi 3 mars 2023

Pays de Loire : Orcom rachète le négociant Paul Godinat

Basé à La Croix en Touraine pour ses activités d’éleveur-embouteiller et de vinificateur, le négociant Jean-Paul Godinat annonce avoir vendu son entreprise et ses vignobles (60 ha en AOC Quincy et Menetou-Salon) à Michel Martin, le PDG du réseau d’expertise-comptable Orcom.

Fondé à Orléans en 1979, ce réseau Orcom regroupe une cinquantaine de cabinets d’expertise-comptable en France et à l’étranger, notamment présents dans le conseil aux entreprises agro-alimentaires.

« Michel Martin ne souhaite pas changer la philosophie de notre maison : achats en moûts en contrats spot, conduite des vignobles en conventionnel, valorisation à la mesure du possible … je resterai le temps qu’il faut pour la transition. », indique Jean-Paul Godinat, sans préciser ses volumes ni son chiffre d’affaires.

La Maison Godinat est spécialisée dans la vente en vrac et en bouteilles d’AOC de Loire, d’IGP et de VSIG pour les acteurs de la GMS, les grossistes et l’export. L’entreprise est désormais dirigée par Romain Parisis, qui était directeur général de Loire Origine(s).

Source : V&S News n°547

dimanche 12 février 2023

Etats-Unis : Axa Millésimes rachète Platt Vineyard (Sonoma)

AXA Millésimes, la branche viticole du groupe AXA, vient de signer l’acquisition de Platt Vineyard, un domaine de 111 hectares dans la Sonoma Coast en Californie. C’est la deuxième propriété californienne du groupe d’assurances, dont le portefeuille s’étend du Portugal à la Hongrie, en passant par Bordeaux. « Nous sommes ravis d’annoncer aujourd’hui l’acquisition de Platt Vineyard, situé à l’extrême ouest de la Sonoma Coast en Californie. Après avoir acheté en 2018 les remarquables vignobles de cabernet d’Outpost et True Vineyard au sommet de Howell Mountain, nous avons recherché aux États-Unis un vignoble de qualité similaire axé sur la production du pinot noir et du chardonnay. Notre attention a été attirée sur la qualité exceptionnelle du terroir de Platt Vineyard par Thomas Rivers Brown, qui est depuis de nombreuses années notre œnologue consultant à Outpost Vineyard. Il élabore sur son domaine Rivers-Marie d’excellents pinots noirs et chardonnays à partir de raisins qu’il achète à Platt depuis plusieurs années. Après avoir dégusté ces vins et visité à plusieurs reprises le vignoble de Platt, nous avons été convaincus qu’il s’agissait du site que nous recherchions. Depuis 1987, nous possédons et gérons le Domaine de l’Arlot en Bourgogne, une propriété de 15 hectares (37 acres) avec principalement des terroirs en Premier Cru à Nuits Saint Georges, Premier Cru à Vosne Romanée et Grand Cru Romanée Saint Vivant. Nous possédons et gérons également depuis 1987 Château Pichon Baron à Pauillac. Nous avons réalisé notre premier investissement en Californie avec Outpost Vineyard car, en tant que producteur d’un des plus grands vins du monde à base de cabernet au Château Pichon Baron, nous avons été convaincus que ce site de Howell Mountain était également l’un des plus grands terroirs de cabernet au monde. La logique est aujourd’hui la même avec notre acquisition de Platt Vineyard, dont toute notre expérience au Domaine de l’Arlot nous porte à croire qu’il s’agit d’un terroir tout aussi exceptionnel pour le pinot noir et le chardonnay. »

Platt Vineyard appartient depuis 2015 à Russian River Partners, un fonds d’investissement viticole géré par Eric Flanagan, propriétaire de Flanagan Wines à Healdsburg. Durant cette période, le vignoble s’est considérablement développé et des raisins de pinot noir et de chardonnay de très haute qualité ont été produits et vendus à un certain nombre de grands vignerons de la région.Platt s’étend sur 111,3 hectares (275 acres), dont 15,7 hectares (38,8 acres) sont plantés en pinot noir et chardonnay, avec des permis accordés pour 4,4 hectares (11 acres) de vignobles supplémentaires. Le sol de type Goldridge est sablo-limoneux et recouvre un ancien fond marin à environ 12,8 kms (8 miles) de l’océan Pacifique.

Thomas Rivers Brown a récemment déclaré : « Cette partie du terroir de Freestone est en train de devenir peu à peu la meilleure zone pour le pinot sur la Sonoma Coast. » Nous pensons que le potentiel pour élaborer ici de grands vins de pinot noir et de chardonnay est immense, et nous nous réjouissons de travailler avec Thomas Rivers Brown et Frank Dotzler ainsi qu’avec l’équipe formidable d’Outpost afin de développer ce potentiel et produire des vins exceptionnels dans les années à venir. » nous a expliqué Christian Seely, Directeur Général d’Axa Millésimes.





Etats-Unis : Domaine Drouhin Oregon rachète Methven Family Vineyards (Willamette Valley)

The Burgundian Drouhin family has extended its holdings in the Willamette Valley with the acquisition of Methven Family Vineyards by its US-based company Domaine Drouhin Oregon.

The property lies in Willamette Valley’s Eola-Amity Hills AVA and includes a winery facility, visitor space, and comprises about 85 acres, 30 of which are designated as LIVE-certified sustainable vineyards planted with   Chardonnay, Gamay Noir, Pinot Gris, Pinot Noir, and Riesling.

The Beaune-based Drouhin family acquired their first vineyards in the Eola-Amity Hills AVA back in 2013, with the acquisition of Roserock Oregon, but has been farming in the Willamette Valley since 1987, when they established Domaine Drouhin Oregon in Dundee Hills.

The Domaine Drouhin Oregon estate comprises 235 acres, 130 acres of which are certified sustainable by LIVE.

Fourth-generation winemaker Véronique Boss-Drouhin, who manages the Burgundy business along with her brothers Philippe, Laurent, and Frédéric, said the family were grateful to the Methven family for having created a “special place”, which was “perfectly located” midway between the Dundee Hills vineyards and the Roserock vineyard further south in the Eola-Amity Hills.

“It fits very well into who we are in Oregon, and our plans for the future,” she said.
Jill Methven, widow of the late Dr Allen Methven who founded the winery, said she was happy to hand the reins to the Drouhin Family, following her husband’s death earlier this year.

“Allen was passionate about Willamette Valley wine, our winery and our vineyards. It would please him deeply to know that his work is in such good hands,” she said.
The Methven family will retain their existing wine brand, and the operation of the tasting room in Dundee.

Maison Joseph Drouhin was established in 1880, but it was not until 1921 that Joseph’s son, Maurice Drouhin, purchased his first parcel of vines in the Clos des Mouches on the southernmost tip of the Beaune appellation, halfway between Corton-Charlemagne and Montrachet.

David Millman, President and CEO of Domaine Drouhin Oregon, said that although the team knew the Methvens were considering selling the property a couple years ago, it wasn’t “the right moment”, however “we came back to the idea a few months ago.”




Sud Ouest : le négociant languedocien Gérard Bertrand rachète le Domaine de Cause (Cahors)

Le négociant languedocien réalise son premier investissement dans le Sud-Ouest, avec un vignoble à l’ouest de l’appellation lotoise qu'il lance dans la conversion vers la biodynamie.

S’il s’aventure dans le Sud-Ouest, le négociant languedocien et ancien international de rugby Gérard Bertrand reste en Occitanie, et en Ovalie. Sur la commune de Soturac (Lot), Serge et Martine Costes viennent de céder leur domaine de Cause (25 hectares de malbec en appellation Cahors) à Gérard Bertrand, le président du groupe de vins éponyme basé au château de l’Hospitalet à Narbonne (Aude).

Pour les vendanges 2022, l’important négociant languedocien réalise son premier investissement dans le Sud-Ouest. Très actif dans les indications géographiques languedociennes (IGP Pays d’Oc, AOP Corbière, la Clape, Minervois, Limoux, Rivesaltes…), Gérard Bertrand va ajouter à son portefeuille l’AOP Cahors et l’IGP Côtes du Lot (en rouge, rosé et blanc grâce à du viognier).

« L’ambition de Gérard Bertrand est de produire un Cahors de grande expression et de s’inscrire dans la continuité des grandes signatures de l’appellation » précise un communiqué, soulignant le potentiel qualitatif d'un terroir de sols calcaires et sidérolithiques. Certifié bio depuis ce millésime 2022, le domaine de Cause va amorcer sa transition en biodynamie, pour être certifié comme tous les autres domaines de Gérard Bertrand (clos d’Ora, clos du Temple, domaine de Cigalus, château l’Hospitalet…).

Source : https://www.vitisphere.com/actualite-97496-gerard-bertrand-prend-fait-et-cause-pour-les-vins-de-cahors.html



Languedoc : Pierre Bories (Château Ollieux-Romanis) rachète le domaine Rives-Blanque

Le domaine limouxin fondé par Jan et Caryl Panman est acheté par Pierre Bories, propriétaire du Château Ollieux-Romanis et d’autres domaines en Corbières-Boutenac réunis sous l’ombrelle Artisans-Partisans.

Durant 22 ans, Jan et Caryl Panman ont façonné le domaine Rives-Blanques, 18 hectares de mauzac, chenin et chardonnay en agriculture biologique à 350 mètres d’altitude, sur la commune de Cépie, la plus au nord de l’AOP Limoux. Connu pour ses effervescents, Blanquette et Crémant de Limoux mais aussi ses vins tranquilles, en monocépage ou en assemblage, le domaine est l’un des fleurons de l’appellation.
Pour Jan et Caryl Panman : “Nous sommes les gardiens d’un environnement si pur et si naturel, fait sur mesure pour de grands cépages blancs”. Pierre Bories avait compris ce potentiel et connaissait le couple qui venait régulièrement déjeuner ou dîner au restaurant Les Ollieux de son Château Ollieux-Romanis en Corbières-Boutenac. “J’ai souvent dit que nous possédions le vignoble le plus beau sur terre, mais maintenant je dis que c’est le vignoble qui nous possède”, ajoute Caryl Panman. Au moment de trouver un repreneur pour le domaine, les Panman voulaient être absolument certains d’être sur la même longueur d’ondes que lui. Avec Pierre Bories, ils ont trouvé un acheteur qui partage leurs valeurs et leur respect du terroir. Le propriétaire du Château Ollieux-Romanis (85 hectares dont 65 en AOP Corbières-Boutenac) et du Champs des Murailles (80 hectares acquis en 2012) tout proche, cultive ses vignes des Corbières en bio et passe en biodynamie. “Dans la continuité et le respect du travail de Jan et Caryl, nous entamerons la bascule en biodynamie du domaine Rives Blanques dès l’an prochain”, précise Pierre Bories.
Pierre Bories signait déjà des vins rouges d’exception en AOP Corbières et Corbières-Boutenac, sous l’ombrelle Artisans-Partisans qui rassemble ses domaines“mais aussi les hommes et les femmes qui travaillent avec moi chaque jour. Chacun dans son métier, du commercial au tractoriste, apporte sa contribution avec un engagement d’Artisan Partisan.” Il se jette désormais dans le blanc bain, “sur le terroir exceptionnel du plateau de Cépie, en altitude, sur un terroir idéal pour produire de très grands vins blancs”.





Languedoc - Puech-Haut rachète le Mas de l’Oncle (Pic Saint Loup)

La société de l'ancien industriel Gérard Bru rachète la propriété de Lauret, qui lui permettra de réunir l'élaboration de ses vins du Pic Saint-Loup au sein d'un même lieu. Puech Haut exploite à présent 230 ha de vignes, dont 70ha en zone Pic Saint-Loup.

230 hectares, c’est la surface de vignes que comptent à présent les différentes propriétés entrant dans le giron de Puech Haut, la société d’exploitation et de commercialisation de Gérard Bru, suite au rachat de la dernière en date : le mas de l’Oncle, situé à Lauret, au pied du Pic Saint-Loup. Si cette acquisition est effective depuis le 14 août dernier, ce n’est que début décembre que le toujours discret Gérard Bru a confirmé la reprise du Mas de l’Oncle par la société Puech-Haut, comme annoncé par Terre de Vins.

« C’est une affaire qui ne date pas d’hier », situe d’emblée Denis Gigault, le directeur général de Puech Haut, « nous savions que la propriété était à vendre et y avons travaillé de longs mois avant d’avoir pu finaliser ce rachat des actifs partiels : une dizaine d’hectares de vignes certifiées bio en zone Pic Saint-Loup, le matériel, le fichier client et les bâtiments ». Les stocks, ainsi que 10 ha de vignes situées à Caux, près de Pézenas, ne sont pas repris par Puech Haut à l’occasion de cette vente, alors que la société d’exploitation (SCEA) du mas de l’Oncle était en redressement judiciaire depuis juillet 2021, après cessation de paiement en janvier 2021.

Le retour des barriques

Avec le domaine de Lavabre, situé à Claret et racheté en 2017, et la vingtaine d’hectares de vignes situées à Fontanès, le groupe Puech Haut dispose à présent de presque 70 ha de vignoble en appellation Pic Saint-Loup. « Le fait que le chai de vinification du mas de l’Oncle se situe au milieu de ces deux autres vignobles a été un facteur important, qui va nous permettre de travailler tous nos vins du secteur au même endroit », poursuit Denis Gigault. Au moins aussi important que la modernité de ce nouveau chai, conçu par l’architecte Rudy Ricciotti et achevé en 2017. Pour se défaire de toute attache à l’historique du propriétaire précédent, Gérard Bru a choisi de rebaptiser cette nouvelle propriété. Exit donc le mas de l’Oncle, et place au mas du Bélier, en rappel à la symbolique forte du château Puech Haut.

Les vignes du mas du Bélier ont néanmoins besoin d’une restructuration et remise en état pour cadrer avec les besoins des exploitants de Puech Haut. « L’outil de production est très qualitatif mais les vignes ont besoin d’une remise en état et de replantation », résume Denis Gigault, qui ne souhaite pas communiquer sur l’ampleur de l’investissement réalisé à l’occasion de ce rachat. Dernier avantage de ce nouveau Mas du Bélier : son espace de dégustation qui domaine le chai à barriques. « Nous pouvons enfin exposer les célèbres barriques de Puech Haut qui dormaient cachées depuis 20 ans », ajoute Denis Gigault, pour un mas du Bélier qui deviendra à terme un lieu d’accueil oenotouristique mêlant vin, art et culture, notamment pour exposer

Source : https://www.vitisphere.com/actualite-98235-puech-haut-setend-en-pic-saint-loup-en-rachetant-le-mas-de-loncle.html



lundi 30 janvier 2023

Bordeaux : Larraqué Vins International rachète la maison Cheval Quancard

Le groupe Larraqué Vins International, de Pierre-Jean Larraqué, vient de racheter l’antique maison de vins Cheval Quancard, et annonce son déménagement de Saint-André-de-Cubzac.

Maison de négoce historique de la Place de Bordeaux, Cheval Quancard (15 millions d’euros de chiffre d’affaires) a été rachetée le 29 juillet par le groupe familial Larraqué Vins International (LVI), basé à Saint-André-de-Cubzac.

À la manœuvre depuis presque deux ans se trouve Pierre-Jean Larraqué, dirigeant de LVI, qui avait le souhait de renforcer la position du groupe qu’il a créé après avoir repris la maison Châteaux en Bordeaux, fondée en 1988 à Saint-André-de-Cubzac (52 millions de chiffre d’affaires).

« C’est vraiment une complémentarité des métiers que vient apporter Cheval Quancard sur l’export et sur les circuits traditionnels, comme chez les cavistes et les restaurants », indique Grégoire Delangre-Haussmann, responsable de la communication de LVI. « Réunir deux familles avec une même vision du métier, c’est ce qui a animé notre volonté de se porter acquéreur de cette maison historique », appuie Pierre-Jean Larraqué.

En constituant ainsi un grand groupe désormais équilibré entre les trois pôles que sont la grande distribution (avec les vins de LVI, de Haussmann Famille et de l’alliance des Récoltants qu’il a créée en 2020), l’export (avec Cheval Quancard en Amérique du Nord, Europe du Nord, Asie) et les circuits traditionnels (dans les cafés, hôtels, restaurants et cavistes avec le réseau de Cheval Quancard), LVI déploie ses ailes dans un univers fermé qui ne compte qu’une centaine d’entreprises ayant le quasi-monopole de la commercialisation des vins de Bordeaux. Pour LVI, l’objectif est affiché clairement : se déployer plus largement sans oublier le cœur de métier, la grande distribution. « On souhaite que le Bordeaux soit bu par tous les Français. Bordeaux n’est pas suffisamment valorisé. On y travaille avec nos partenaires », ajoute Grégoire Delangre-Haussmann.

Rachat de châteaux

Dans la corbeille de la mariée, le groupe LVI a trouvé plusieurs châteaux. Non pas tous les châteaux appartenant aux actionnaires de la Maison Cheval Quancard, mais cinq des plus prestigieux : le château Cossieu-Coutelin, en appellation Saint-Estèphe (3,3 hectares, propriété achetée en 1977), château Haut-Logat, cru bourgeois en appellation Haut-Médoc, à Cissac-Médoc (12,65 hectares), château Paillet-Quancard, en appellation Cadillac (18 hectares, acheté en 1970), château de Sadran, en appellation Cadillac (14,5 hectares), château de Bordes-Quancard, en appellation Bordeaux (15,5 hectares, acheté en 1948). Ces nouvelles acquisitions portent à onze le nombre de châteaux possédés en propre par LVI, dont les plus connus sont les châteaux Vernous, Le Virou et Barre Gentillot. « Cela permet d’accentuer notre stratégie de prémiumisation en intégrant un nouveau cru bourgeois et un Saint-Estèphe », révèle Pierre-Jean Larraqué.

Rachat de marques

Cheval Quancard, c’est aussi un lot de marques qui s’est développé ces dernières années. On peut citer Cuvée Hortense (900 000 cols en Entre Deux Mers) qui rejoint la marque Haussmann dans le top 10 des vins de Bordeaux en 75 cl des derniers panels IRI. Avec Haussmann Baron Eugène Bordeaux Supérieur et Cuvée Hortense Entre-deux-Mers, LVI place maintenant deux marques en n°1 de leurs appellations respectives. Présent en Côtes du Rhône, Côtes de Provence, Bordeaux et Languedoc grâce aux contrats de filière qui concernent 1900 hectares de vignes, LVI est de plus en plus reconnue parmi les grandes marques viticoles françaises.

Si aujourd’hui LVI est présent dans 62 pays à l’export, surtout en Afrique et Europe, c’est grâce à Cheval Quancard qui apporte son expérience de l’Amérique du Nord, de l’Europe du Nord et de l’Asie que le groupe va pouvoir conquérir de nouveaux marchés.

Déménagement

En rachetant la Maison Cheval Quancard, Larraqué Vins International annonce aussi son déménagement. En juillet 2021, Pierre-Jean Larraqué avait annoncé à « Haute Gironde » être en discussion avec la communauté de communes du Grand Cubzaguais pour l’achat d’un terrain dans la ZAC du Parc d’Aquitaine afin d’y implanter ses nouveaux bureaux. Le projet tombe à l’eau car LVI récupère le site de Carbon-Blanc, situé près de l’autoroute, plus proche encore de Bordeaux, et qui a une potentialité d’agrandissement.

D’ailleurs, le négociant annonce que des travaux vont être menés dès cette année pour 2,5 millions d’euros afin d’agrandir les bureaux et étoffer les entrepôts qui s’étendent sur 17 000 m2 bâti sur un site de 8,6 hectares. L’objectif est de réunir l’ensemble des équipes début 2024 sur ce site et de vendre les bâtiments de Saint-André-de-Cubzac et de stopper la location des entrepôts loués jusqu’à présent. LVI annonce reprendre les 70 salariés de Cheval Quancard qui s’ajoutent dès à présent aux 96 de LVI.

Devenu une alternative sérieuse aux grands groupes comme Castel ou Grands Chais de France, Larraqué Vins International s’impose d’années en années en déployant sa stratégie autour des vignobles traditionnels, des marquies internationales et dorénavant des circuits traditionnels.

Cheval Quancard : des origines Cubzaguaises

Cheval Quancard est l’une des maisons de négoce de vins les plus anciennes de la place bordelaise. Elle puise son histoire dans le Cubzaguais, où la famille Quancard, est toujours présente, au Château Terrefort-Quancard à Cubzac-les-Ponts. Des caractères, des personnalités ont marqué chaque époque, façonnant une véritable épopée dynastique avec en fil rouge, les vins de Bordeaux, au plus profond du terroir et du cœur, mené par un cheval, emblème de fidélité, sagesse et conquête de la Maison.

Pierre Quancard (1814-1888), l’aïeul de tous les Quancard porteurs du nom, est le premier à quitter le métier de boucher pour fonder à Salignac en 1844 une société de bouilleur de cru qui va devenir la Maison de négoce.

Son frère, Eugène Quancard, fait rimer comme jamais négociation, dégustation, innovation et… tribulations.

Le fils d’Eugène, Marcel (1869-1951) reprend le flambeau et devient un précurseur de la science œnologique et reste pour sa descendance l’humaniste accompli à la curiosité insatiable.

À Marcel (1929-2005) et Christian (1930-2004), ses fils, revient le privilège de maintenir l’allure, de l’accélérer même avec l’acquisition de plusieurs vignobles, confirmant l’enracinement de la société dans l’activité de propriétaire viticole.

La seconde date, elle aussi majeure, est 1998 avec le déménagement du site d’Ambarès vers le site de Carbon-Blanc, offrant 17 000 m2 de locaux et une capacité d’embouteillage et de stockage résolument tournée vers l’avenir. Roland Quancard fait de l’international l’un de ses chevaux de bataille. En parallèle, il met en place en 2002 une politique qualité et organise un service marketing efficient. Confronté à des problèmes de succession, Cheval Quancard sort ainsi du giron de la famille qui l’a créé il y a presque 180 ans.

Article de Christophe Meynard pour la Haute Gironde

https://www.hautegironde.fr/2022/09/12/economie-larraque-rachete-cheval-quancard/