mercredi 21 décembre 2022

Champagne : Artémis Domaines rachète le Champagne Jacquesson

Après être entrée en début d’année au capital de Jacquesson, Artémis Domaines, la branche de la famille Pinault dédiée aux investissements viticoles, annonce la prise de contrôle intégrale de la maison champenoise.

Artémis Domaines, qui détenait depuis février 2022 une participation minoritaire dans le capital de Jacquesson aux côtés de la famille Chiquet, vient d’acquérir le solde et devient ainsi l’actionnaire unique de cette maison de champagne emblématique, qui était entre les mains de la famille Chiquet depuis 1974. Une façon, détaille un communiqué, de « pérenniser l’avenir » de la maison « et en confier les rênes à un groupe rompu à la culture de terroirs prestigieux et réputé pour produire des vins d’exception dans un respect strict de l’environnement ».

En effet, Artémis Domaines compte déjà dans son portefeuille plusieurs joyaux des vignobles français et américains. Majoritairement détenu par la famille Pinault aux côtés de la famille Henriot, Artémis Domaines est propriétaire de Château Latour, 1er grand cru classé 1855 à Pauillac, du Clos de Tart à Morey-Saint-Denis et du domaine d’Eugénie à Vosne-Romanée en Bourgogne, du vignoble de Château Grillet dans la vallée du Rhône, Bouchard Père et Fils à Beaune, William Fèvre à Chablis, Champagne Henriot à Reims, ou encore le domaine Eisele Vineyard situé dans la Napa Valley en Californie et Beaux Frères dans l’Oregon.

Frédéric Engerer, directeur général d’Artémis Domaines, déclare dans le même communiqué : « L’extraordinaire travail de la famille Chiquet, qui a su faire de la Maison Jacquesson un incontournable de la Champagne, reconnue par les amateurs du monde entier et saluée par les plus grands critiques. Son positionnement d’excellence et le tempérament vigneron de ses vins résonnent parfaitement avec les valeurs et les savoir-faire d’Artémis Domaines. Après une période de transmission des savoirs pendant l’année 2022, nous sommes très honorés de pouvoir prendre la relève. » La direction générale de la Maison Jacquesson continuera d’être assurée par Jean Garandeau nommé en septembre 2022. Jean-Hervé Chiquet continuera de siéger au Conseil d’Administration.

source : Terre de Vins



samedi 3 décembre 2022

Languedoc : les Domaines Paul Mas rachètent le Domaine de Larzac et le Clos de Maro

Deux nouveaux domaines font leur entrée aux Domaines Paul Mas : Le Domaine de Larzac et le Clos de Maro.

Le Domaine de Larzac s’étend sur 62 hectares de vignes et est situé sur la commune de Pézenas. Ces vignes se trouvent sur les zones d’appellation Languedoc, dont 20% sur la zone « Terroir de Pézenas ».

Le Clos de Maro est quant à lui situé sur la commune de Gaja-et-Villedieu, non loin des vignes du Domaine Astruc, sur la zone de Limoux. Il s’étend sur 25 hectares de vignoble travaillé en agriculture biologique depuis 2007. Ces vignes viennent compléter le vignoble du domaine Astruc.


Source : https://www.paulmas.com/article-du-journal-edition-16/les-actualites-des-domaines-paul-mas/







lundi 28 novembre 2022

Bordeaux : la MASCF cède Château Lascombes à Gaylon Lawrence

Un domaine de 120 hectares de vignes en appellation Margaux, 10 hectares en appelation Haut-Médoc, Château Lascombes est l'un des plus vastes et iconiques vignobles des Crus Classés de 1855. Chaque année, ce ne sont pas moins de 350.000 bouteilles qu'il est capable de produire.

Depuis l'été 2011, Château Lascombes appartenait à la MASCF qui avait alors permis le débouclage du LBO orchestré par Colony Capital au tournant de la décennie 2000, et entamait ainsi la diversification de son portefeuille d'actifs. A l'époque, une valorisation de l'ordre de 200 M€ avait été évoquée.

Aujourd'hui, c'est une nouvelle histoire capitalistique que le domaine bordelais écrit : la MASCF vient de céder sa participation tout en restant actionnaire et en réinvestissant au tour de table. Concrètement, les deux tiers du capital appartiennent désormais au milliardaire américain Gaylon Lawrence, qui possède des actifs dans tout un tas d'univers principalement aux Etats-Unis (agriculture, immobilier, banque, etc.). Il y détient déjà plus de 45.000 hectares agricoles, sachant qu'il a poussé les feux dans la viticulture il y a quatre ans en Californie (en rachetant Heitz Cellar, Ink Grade, Stony Hill, Burgess Cellars) et confié la gestion de ces vignobles à Lawrence Wine Estates, entité dirigée par le sommelier Carlton McCoy.

Le montant de la transaction scellée aujourd'hui n'est pas communiqué. Mais selon la Safer, le prix moyen d'un hectare de Margaux s'établit à 1,5 M€… et peut atteindre le double. Ce qui fait dire à certains observateurs que Château Lascombes pourrait valoir plus de 300 M€.

source : Capital Finance




Marché : le groupe Castel rachète le marchand en ligne Vinatis

L’Annécien Vinatis, leader français de la vente en ligne de vins et spiritueux, annonce être entré en négociations exclusives avec Castel, groupe bordelais, premier producteur de vins en France et en Europe. 

Créée il y a vingt ans par Emmanuel Toussaint et Olivier Ivangine, Vinatis a construit au fil des années « une offre variée qualitative et accessible en termes de prix », totalisant aujourd’hui 220 000 clients. L’entreprise, qui connaît une remarquable ascension, encore plus depuis la crise sanitaire, affiche une croissance annuelle supérieure à 20 % ces dix dernières années, pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2021, avec 130 collaborateursSa part à l’export approche les 30 %.

Renforcer son leadership

Avec cette opération, Vinatis, qui détient 7 % des parts de marché en France, affiche ses ambitions : « Continuer sa structuration et de renforcer son leadership sur un marché très concurrentiel où les regroupements se multiplient », explique Emmanuel Toussaint, dans un communiqué paru le 2 septembre. 

Le dirigeant précise qu’il conservera son autonomie et son implantation à Annecy-le-Vieux. De son côté, le groupe Castel(marques Castel Frères, Châteaux Castel, Kriter, Patriarche, Listel…), poursuit ainsi sa diversification dans l’e-commerce, en s’offrant son troisième caviste (Nicolas et Le Savour), afin de « conforter sa place parmi les leaders du vin et des spiritueux en France mais aussi en Europe. »

Cette multinationale familiale, fondée en 1949 et dirigée par Pierre Castel (5,6 milliards d’euros de CA consolidé en 2019), qui possède 1 400 hectares de vignobles en France, a développé un vrai savoir-faire dans tous les métiers du vin, de la propriété à l’embouteillage en passant par la récolte, la vinification et l’élevage. Le groupe distribue également dans plus de 130 pays. Le rachat devrait être finalisé dans les prochains mois sous réserve de l’obtention de l’autorisation de l’Autorité de la concurrence.

Source : @Patricia Rey pour https://groupe-ecomedia.com/vins-spiritueux-vinatis-rachete-par-le-groupe-castel/









Dans la lignée de LVMH, Pernod Ricard, Campari, La Martiniquaise, les familles bordelaises Bernard, Moueix et Casteja, voire dans une moindre mesure le groupeAdVini, le groupe Castel Frères s’apprête à investir dans la relation directe avec le consommateur en rachetant l'e-commerçant Vinatis. Cette orientation n'est pas nouvelle pour le groupe qui possède de longue date l'enseigne de cave – et maintenant aussi d’e-commerce – Nicolas. Fondé en 2002, Vinatis annonce proposer plus de 3 000 références à plus de 60 000 clients et être le leader européen de l’e-commerce de vin. Son CA a été de 69,56 M€ en 2021, en progression de 22%, pour un résultat de 2,31 M€, en progression de 35%, des évolutions qui, chez les e-commerçants pratiquant la vente de primeurs bordelais, sont souvent très volatiles. À noter qu'en 2021, pour la vente de grands crus primeurs, Vinatis s'était associé à Ginestet, un autre groupe bordelais.



Savoie : Thomas Senger rachète le domaine Eugène Carrel & Fils

Thomas Senger, jeune entrepreneur né en Savoie vient d’acquérir le domaine Eugène Carrel & Fils. La propriété située sur la commune de Jongieux poursuit ainsi une histoire de près de deux siècles sous le nom de domaine Carrel & Senger.

Agé seulement de 34 ans, Thomas Senger est un entrepreneur passionné par le vin et la Savoie, sa région d’origine. Formé dans les métiers de la finance et de l’audit, il a rejoint, il y a près de dix ans, le groupe LVMH dans la division vins et spiritueux. D’année en année, son travail l’a conduit à voyager à travers le monde dans les entreprises et vignobles du groupe, afin d’y optimiser les opérations et y développer les stratégies marketing et commerciales des marques. En ce mois de septembre 2022, il est aux commandes de ses premières vendanges au sein du nouveau domaine Carrel et Senger, qui regroupe désormais 30 hectares

Comment avez-vous décidé de quitter un grand groupe pour vous investir totalement dans ce vignoble de Jongieux

C’est un alignement de planètes. J’ai grandi à La Motte-Servolex (Savoie), aux portes de Chambéry, au pied des vignobles savoyards et je revenais souvent me ressourcer dans ces espaces alpins, entre lacs, montagnes et vignobles. J’ai tellement appris en travaillant, en particulier aux Etats-Unis, que j’avais envie de donner à mon tour. Le confinement m’a permis de prendre un peu de temps. Je me suis souvenu que c’est en faisant le tour du lac du Bourget à vélo avec mes parents que j’avais réalisé le potentiel (et la pente !) du coteau de Marestel, le Condrieu savoyard de mon point de vue. Aussi souvent que possible, je venais déguster et rencontrer les vignerons savoyards. C’est justement grâce à des amis vignerons j’ai rencontré Eugène, Paulette et Olivier Carrel, les propriétaires du domaine Eugène Carrel & Fils, qui souhaitaient pérenniser le domaine. J’ai pu le racheter en maintenant l’équipe. Olivier Carrel reste comme chef de cave. J’ai également repris les vignes d’Hubert Rouquille, un vigneron hors pair dont la famille est installée à Marestel depuis au moins cent ans. Il intègre le domaine comme chef de culture.

Quelles est pour vous la force du vignoble de Savoie ?

En Savoie, on a des vins qui reflètent vraiment leur terroir, ce qui n’a pas toujours état un avantage, mais se révèle maintenant, car on est une niche. On a de la fraîcheur grâce au découpage du vignoble et à l’altitude. C’est recherché maintenant à cause des perturbations climatiques actuelles. Pour Jongieux, à mes yeux, il y a beaucoup d’éléments positifs. D’abord un terroir d’exception avec le cru Marestel qui donne des vins très complexes, où on trouve des notes de truffes, de fleurs, de coing, du confit. Mais aussi on est dans une zone vraiment scénique avec le Rhône en bas, le coteau abrupt, le village classé. Quand on arrive là, tout est dédié au vin.

Quels sont vos premiers projets pour le domaine Carrel et Stenger ?

Créer un espace pour accueillir sur place, avec un nouveau caveau et une salle de réception, agrandir la cuverie pour l’améliorer, aménager un hangar qu’on vient d’acheter pour y stocker le vin dans de bonnes conditions. Cela va prendre un an et demi. Dans l’immédiat, nous sommes déjà au travail en interne sur le marketing pour mieux valoriser nos vins et accompagner nos partenaires commerciaux. On va aussi élargir nos marchés à l’export, même si on est déjà présents dans 30 pays et qu’on souhaite maintenir nos clients restaurateurs et locaux.

Source : https://www.terredevins.com/actualites/un-jeune-savoyard-acquiert-le-domaine-eugene-carrel-fils

https://www.lsa-conso.fr/le-domaine-viticole-eugene-carrel-fils-change-de-mains,419981

https://www.ledauphine.com/economie/2022/09/07/viticulture-eugene-carrel-et-fils-rachete-par-un-entrepreneur-chamberien








Loire : le groupe familial Bollinger rachète le Domaine Hubert Brochard (Sancerre)

Déjà propriétaire de la maison de Champagne Bollinger et 5 autres maisons historiques de vins et spiritueux en France et aux Etats-Unis (Champagne Ayala, Chanson, Langlois-Chateau, Delamain, Ponzi Vineyards), « le groupe familial Bollinger (Société Jacques Bollinger, SJB) a finalisé l’acquisition du domaine Hubert Brochard », dans le Sancerrois, annonce un communiqué.

« Créé il y a plus de 120 ans et aujourd’hui dirigé par les 4ème et 5ème générations, le domaine est constitué d’environ 60 hectares en appellation Sancerre et Pouilly-Fumé », poursuit un communiqué. Pour le groupe familial champenois, cette acquisition dans le prestigieux terroir de Sauvignon s’inscrit dans une stratégie de proposition d’un portefeuille de vins et spiritueux « de très grande qualité, fruits de terroirs d’exception et du savoir-faire de ses équipes », ajoute un communiqué.

Ancrage en val de Loire

Le PDG du groupe Bollinger Etienne Bizot rappelle également que le groupe est présent depuis près de 50 ans en val de Loire depuis l’acquisition de la maison Langlois-Chateau en 1973. « Nous avons investi de façon significative dans cette région, dans le vignoble, l’élaboration et la commercialisation des vins. Nous avons élargi le domaine en Sancerre avec l’acquisition du château de Thauvenay en 2016. L’acquisition du Domaine Hubert Brochard représente une opportunité unique de consolider notre présence dans cette magnifique région du Sancerrois et de continuer à promouvoir son savoir-faire et la grande qualité de ses vins en France et à l’étranger », soutient le PDG du groupe Bollinger par communiqué.

Le directeur général de la maison Langlois-Chateau François-Régis de Fougeroux, se réjouit d’ailleurs de la complémentarité apportée par le terroir du domaine Hubert Brochard avec les vignobles régionaux déjà dans le giron du groupe Bollinger, en particulier les crémants de Loire, Saumur et Saumur-Champigny élaborés par Langlois-Chateau . Les membres de la famille Brochard en place au sein de la propriété assureront un passage de relais et Daniel Brochard, président actuel du domaine Hubert Brochard considère « cette transmission à notre partenaire SJB comme une poursuite de l’aventure portée par des valeurs communes d’entreprenariat, d’esprit de famille et d’exigence de qualité».

Rester en veille

Aucun plan de restructuration n'est prévu, afin que les équipes restent en place. « Une forme d’intégration va se faire. Daniel Brochard souhaite sortir de l’activité, c’est une volonté de sa part de partir en retraite. Une de ses filles, Anne-Sophie, va poursuivre son implication au sein du Domaine, Anne-Sophie, sur la partie vinification », explique le groupe SJB via son service de communication. Pour le groupe SJB, la priorité passe dorénavant par « l’intégration et la mutualisation localement avant de regarder une autre acquisition dans la Loire », indique leur service de communication. Le groupe indique toutefois rester en veille, « pour ne pas rater les bonnes opportunités qui pourraient se présenter ».

source : https://www.intervignes.com/actualites-intervignes-97129--Le-groupe-Bollinger-acquiert-le-domaine-Hubert-Brochard.html




Bordeaux : la famille Castéja rachète les châteaux Peyrabon (Crû Bourgeois Supérieur en Haut Médoc) et La Fleur Peyrabon (Pauillac)

La famille Castéja poursuit sa conquête du vignoble en faisant l’acquisition de deux propriétés médocaines, le Château Peyrabon classé Cru Bourgeois Supérieur en Haut-Médoc et le Château La Fleur Peyrabon à Pauillac.

Le Groupe BCAP (Borie Castéja Animation Participations) dont le directeur général est Frédéric Castéja poursuit son développement en jouant sur plusieurs tableaux. Le mois dernier, la famille Castéja s’offrait 1Jour1Vin pour prendre de la puissance dans son activité de négociant, plus encore dans le secteur du e-commerce. Aujourd’hui, c’est sur le terrain viticole que le groupe BCAP étend ses positions. Il vient de trouver un accord avec la famille Bernard pour acquérir le Château Peyrabon classé Cru Bourgeois Supérieur en Haut-Médoc et le Château La Fleur Peyrabon à Pauillac. Le Château Peyrabon était plus précisément la propriété de Millésima, une filiale du Groupe Bernard. Avec l’acquisition de ces deux crus, la famille Casteja n’arrive pas en terre inconnue dans le Médoc, étant déjà propriétaire de plusieurs châteaux dans la presqu’île à commencer par deux Grands Crus Classés 1855, Batailley et Lynch-Moussas. Sur l’ensemble du bordelais, la groupe BCAP contrôle désormais plus 300 hectares, entre Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Emilion et Pomerol. Par ailleurs, nous l’avons déjà esquissé, BCAP est très important sur la Place de Bordeaux avec ses activités de e-commerce (LaGrandecave.fr et 1Jour1Vin.com) et historiquement avec ses maisons de négoce Borie-Manoux, Mähler-Besse et A. de Luze. À propos de la distribution, la famille Casteja tient à préciser que Millésima continuera de distribuer les Châteaux Peyrabon et La Fleur Peyrabon.

source : https://www.terredevins.com/actualites/peyrabon-et-la-fleur-peyrabon-vendus





Bordeaux : le Château Lanessan (Haut Médoc) racheté par le groupe Treasury Wine Estates (Australie)

Le groupe Treasury Wine Estates (TWE) a officialisé mercredi sa participation majoritaire du Château Lanessan, une propriété historique du Haut-Médoc. Une acquisition importante qui vient renforcer l’implantation du groupe australien dans le vignoble bordelais, lui qui avait acheté en 2019, le Château Cambon La Pelouse en appellation Margaux et Haut-Médoc, ainsi que Château Belle-Vue en Médoc, Château de Gironville en Haut-Médoc et le Château Bolaire en Bordeaux, au mois de novembre 2021.

La société cotée en bourse à Sydney fait ainsi rentrer dans son giron 390 hectares de terres, dont 80 hectares de vignobles en appellation Haut-Médoc, mais aussi le château historique Lanessan, créé par l’architecte Henri Duphot et construit en 1878, le château Lachesnay conçu par Louis-Michel Garros en 1883, ainsi que le chai et les bâtiments annexes. Un patrimoine qui était détenu depuis neuf générations par la famille Bouteiller qui se dit  “sereine et confiante dans la vision d’avenir de Treasury Wine Estates pour Lanessan”, selon une déclaration du porte-parole de la famille.

Selon nos informations, l'acquisition du Château Lanessan s'est faite pour 40 millions d'euros. Un prix qui « inclut les investissements à venir, parmi lesquels le renouvellement du matériel, la création d'un nouveau chai et l'extension du vignoble de 80 à 100 hectares », a précisé Sébastien Long, directeur des propriétés du groupe en France.

« C'est un très grand terroir de Cabernet-Sauvignon », selon Sébastien Long. TWE entend « redessiner la distribution » en développant la vente directe au domaine et à la restauration. Le groupe aura une activité d'oenotourisme et proposera des solutions d'hébergement en gîte. Les clients pourront découvrir et déguster les vins sur place. « La place de l'export pour le château Lanessan reste à définir », selon Sébastien Long.

Au total, avec ses quatre acquisitions successives, TWE détient désormais 180 hectares de vignes dans le Médoc. Soit un investissement total de 80 millions d'euros. Le groupe, qui a l'intention de poursuivre sa politique de croissance externe en France, souhaite réaliser d'autres opérations de ce type .

TWE renforce ainsi sa stratégie d'approvisionnement multinational et la position de sa marque iconique Penfolds dont la gamme est commercialisée pour des prix allant de 58 euros la bouteille de vin californien Bin 600 à 642 euros la bouteille de vin australien Grange 2018.

Les vignobles achetés dans le Bordelais, dont le Château Lanessan, ont vocation à alimenter une partie des vins vendus sous la marque Penfolds. C'est le cas pour le FWT 585, réalisé à partir de raisins du Médoc selon les techniques de vinification de Penfolds. « Nous avons déclassifié certains vins pour pouvoir réaliser cette cuvée selon nos voeux avec des assemblages différents des cahiers des charges des AOC du Bordelais », explique Sébastien Long.

Le FWT 585 est « libellé vins de France » et vendus 84 euros la bouteille. Le Penfolds II, un cabernet shiraz merlot assemble quant à lui des raisins du Bordelais et des raisins australiens et se vend au prix de 325 euros la bouteille. « Ces assemblages des meilleurs vins issus de terroirs très éloignés sont l'essence même de Penfolds », souligne Sébastien Long. La mise en bouteille de Penfolds II est effectuée en Australie. Dans ce cas, l'étiquette précise qu'il s'agit de « vins du monde ».

Chaque propriété acquise dans le Bordelais continuera néanmoins en même temps de commercialiser ses marques propres. TWE possède 8.000 hectares de vignes en Australie, la moitié moins en Californie. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars australiens (1,6 milliard d'euros) sur l'exercice 2021-2022, un EBITDA de 523 millions de dollars et un résultat net de 322 millions dollars.

source : RVF & Les Echos



Provence : Tony Parker rachète le Domaine Saint Laurent (Vaucluse)

Tony Parker continue d'investir dans les vins de Provence. Après s'être associé au printemps à Michel Reybier, propriétaire du château La Mascaronne dans le Var, la légende du basket français annonce ce 17 novembre avoir acheté le domaine Saint-Laurent, situé à Morières-lès-Avignon, dans le Vaucluse.

Les détails financiers de la transaction n'ont pas été communiqués. Le château Saint-Laurent est une bâtisse du XIVè siècle, construite du temps où les Papes résidaient dans la cité d'Avignon. La légende dit d'ailleurs qu'un passage souterrain long de 10 kilomètres relierait le château Saint-Laurent au fameux palais des Papes. La propriété appartenait à la famille Noël depuis les années 50 et possède aujourd'hui 40 hectares de vignes en côtes-du-rhône, constituées essentiellement de syrah, grenache, cinsault, viognier et roussanne. 

"Je suis tombé amoureux du Château Saint-Laurent dès que je l'ai vu et je suis maintenant pleinement engagé dans l'élaboration de vins étonnants tout en mettant à disposition l'un des lieux de réception les plus incroyables du sud de la France pour un usage privé" a précisé Tony Parker dans un communiqué. 

Le premier millésime du multichampion de la NBA sera 2022. 3000 bouteilles ont été produites, dont la vente interviendra dans un an. En blanc, un assemblage a été effectué avec du viognier et de la roussanne tandis que l'assemblage rouge comprend de la syrah, du cinsault et du grenache. 

Parker s'est également associé au club dVIN pour proposer 500 jetons non fongibles (NFT) en édition limité, qui seront mis en vente en décembre. Les acheteurs de ces jetons numériques auront accès à six bouteilles du millésime initial du domaine et à une allocation de six bouteilles dans tous les millésimes futurs. 

source : https://www.larvf.com/l-ex-basketteur-tony-parker-achete-le-chateau-noel-saint-laurent-pres-d-avignon,4806137.asp



vendredi 25 novembre 2022

Rhône : Château Maucoil repris par Bernard Duseigneur et Jean-Philippe Girard

Le Château Maucoil a été racheté par Bernard Duseigneur, vigneron du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape et l’entrepreneur bourguignon Jean-Philippe Girard. Ce dernier est le Président fondateur du Comité de Surveillance EUROGERM, Président de l’agence Dijon Bourgogne Invest et propriétaire du domaine Chantal Lescure à Nuit Saint Georges. 

Situé à Orange, Maucoil est l’un des domaines historique de l’appellation. Propriété de Frédéric et Benoît Lavau, associés à Charles Bonnet et Bénédicte Arnaud, il comprend 43 hectares certifiées AB, 26 en AOC Châteauneuf du pape et 13 en AOC Côtes du Rhône Villages, en rouge et blanc.

« C’est l’un des plus beau terroir de Châteauneuf du pape, un lieu phénoménal », assure Bernard Duseigneur, qui a l’ambition de le convertit à la biodynamie et à l’œnotourisme. Les deux associés souhaitent lui redonner son lustre. Le château du début du XVIIème siècle a besoin d’être rénové et le chai modernisé. 

Le projet ambitieux comprend la création de 30 chambres et d’un restaurant. « Un lieu d’accueil pour les amoureux du vin, où le vin sera le centre de séjours winerie, avec un parcours découverte de la biodynamie et de la biodiversité, des accords mets-vins », précise le vigneron. Ouverture prévue en 2025-2026.

Source : https://www.terredevins.com/actualites/chateauneuf-du-pape-le-chateau-maucoil-vendu




lundi 7 novembre 2022

Bordeaux : Château Lascombes racheté par Gaylon Lawrence

Détenu depuis 2011 par la MACSF, le vignoble de 120 hectares produisant 350 000 bouteilles par ans pour près de 19 M€ de revenus est racheté aux deux tiers par Gaylon Lawrence, déjà propriétaire de plusieurs vignobles en Californie.

Au printemps 2019, la cession de Château Lascombes échouait à la veille du closing. Cette fois, sa vente est bien actée. Après onze ans de détention de l'actif, la Mutuelle d'assurances du corps de santé français (MACSF) se déleste d'une part de sa participation à l'homme d'affaires américain Gaylon Lawrence, présent dans l'agriculture, l'immobilier ou encore le chauffage. Le groupe mutualiste ne reste toutefois pas bien loin, puisqu'il réinvestit dans l'opération pour continuer à détenir 35,7 % du capital de la cible. Introduit auprès du cédant par une connaissance commune, ce milliardaire, fin connaisseur du monde du vin et de l'import en France en sa qualité de propriétaire de quatre domaines de la Napa Valley, était à la recherche d'un grand cru bordelais à reprendre et réalise ainsi sa première opération en Europe. Une rencontre arrivant à point nommé pour la MACSF alors qu'aucun schéma n'avait encore été dessiné pour acter la succession de Dominique Befve, à la tête de Château Lascombes depuis 2001.

Un TRI annuel de 6 % depuis 2011

Si aucun détail financier n'a filtré sur les contours de cette opération, rappelons que la MACSF a déboursé 193 M€ à son acquisition en 2011. Elle dégagerait ici un prix de revient de 188 M€ et aurait, selon nos informations, réalisé un TRI de plus de 6 % par an depuis 2011. Une performance dont le groupe mutualiste entend bien continuer à bénéficier, en s'armant toutefois de quelques gardes-fous : « Nous croyons beaucoup à la stratégie du repreneur, mais celle-ci pourra être longue à déployer. Nous avons donc structuré notre investissement de sorte à avoir une possibilité de sortie avec un revenu minimum », développe Roger Caniard, directeur financier de la MACSF. Les revenus de la vente sont donc en partie réalloués à la nouvelle opération, tandis qu'une partie importante du solde sera réinvestie sur les marchés obligataires. De nouveaux investissements directs en private equity sont également envisagés. « Dans le non-coté, nous pourrons être amenés à réaliser des opérations pour des montants moins importants sur des actifs emblématiques présentant un socle de valeur solide », commente le directeur financier.  

Limiter sa dépendance à l'Asie

Constituant l'un des plus vastes vignobles des Crus Classés de 1855, Château Lascombes produit en moyenne 350 000 bouteilles par an. Son vignoble s’étend sur 120 hectares de vignes en appellation Margaux (avec trois cépages : Merlot pour 55%, Cabernet Sauvignon pour 40% et Petit Verdot pour 5%), ainsi que 10 hectares en appellation Haut-Médoc. Malgré la crise sanitaire et l'impossibilité de voyager sur certaines géographies et ainsi séduire de nouveaux acheteurs, son activité n'a pas connu de trou d'air. Son chiffre d'affaires s'est ainsi établi l'an passé à 18,8 M€ pour un résultat de 7,5 M€. Il faut dire que le domaine a bien évolué depuis 2011, date à laquelle il était encore contraint par le poids de ses amortissements et le poids de sa dette. Depuis qu'elle détient la propriété, la MACSF a alimenté une stratégie particulière - inhérente à son métier - l'amenant à reverser chaque année l'intégralité du résultat sous forme de dividendes, mais aussi de vendre intégralement la production en primeur et éviter tout stock. La mutuelle a par ailleurs permis au domaine d'auto-financer la rénovation et l'extension de la chartreuse du Château Lascombes en bureaux et complexe œnotouristique, de racheter des terres en propre, ou encore de financer un cuvier neuf. Autant de bases sur lesquelles Gaylon Lawrence compte bien continuer à s'appuyer, tout en apportant de nouvelles perspectives au domaine. « Le repreneur présente la capacité à dérisquer le modèle, en diversifiant les débouchés géographiques de cette propriété qui commercialise aujourd'hui 70 % de sa production en Asie », développe Roger Caniard. Un développement qui devrait d'abord passer par l'Amérique et, dans un second temps, par l'Europe.

source : Aurore Barlier pour CFNews
https://www.cfnews.net//L-actualite/International/Operations/M-A/Chateau-Lascombes-s-unit-a-un-Americain-419857



mercredi 2 novembre 2022

Loire : le Domaine de l’Epinay reprend le Domaine de la Tucauderie

Cyrille et Sylvain Paquereau, propriétaire du Domaine de l’Epinay à Clisson (44) rachètent les 18 ha de vignes du Domaine de la Tucauderie à Mouzillon, la famille Le Roch, propriétaire, prenant sa retraite.

Cette implantation porte le vignoble, exploité en bio, à 70 ha et permet un développement de production dans un secteur non gélif.

Source : V&SNews



samedi 29 octobre 2022

Loire : le Domaine des Îles (famille Pélisson) rachète le Domaine du Landreau Village

Les vignes du Domaine du Landreau Village à Vallet (vignoble de Nantes) sont reprises par le Domaine des Îles, déjà propriétaire de 130 ha autour de Saint Etienne des Bois en Vendée.

Les 28 ha repris, principalement planté en Melon de Bourgogne, le cépage phare du Muscadet, ont ains été racheté par Pierric et Landry Pélisson. Les deux frères, dont les vins sont présents en GMS et à l’export, entendent ainsi étendre leurs gammes en proposant un Muscadet Sèvre et Maine en plus de la gamme de Muscadet Côtes de Grandlieu.

Source : V&SNews



jeudi 27 octobre 2022

Bordeaux : la famille Stévenin rachète les châteaux Vieux Maillet et Lussac

La famille Van Malderon, propriétaire du Château Vieux Maillet (8,5 ha en AOC Pomerol et 1 ha en AOC Lalande de Pomerol) et du Château de Lussac (32,5 ha en AOC Lussac Saint Emilion), cède ces deux domaines à la famille Stévenin, déjà propriétaire du Château de Saint Pey (25 ha en AOC Saint Emilion Grand Crû).

source : VSNews



lundi 24 octobre 2022

Provence : le Domaine de l'Ile (famille Wertheimer) rachète le Domaine Perzinsky à Porquerolles

Depuis 2019, la Maison Chanel, avec la famille Wertheimer, est présente sur la magnifique Île de Porquerolles, grâce au rachat du Domaine de l’Île, précurseur de l’histoire viticole sur cette terre paradisiaque aux magnifiques terroirs de schistes. La maison de haute couture, dont les actifs viticoles sont dirigés par Nicolas Audebert, a décidé de faire de ce domaine à part l’un des fleurons de la viticulture du sud de la France. Et elle croit tellement dans le potentiel des terroirs de l’île, qu’elle vient de se porter acquéreur du domaine voisin : le Domaine Perzinsky , plus connue sous la Ferme Perzinsky, qui viendra fusionner avec le vignoble du Domaine de l’Île.

S’étendant sur près de 14 hectares, ce domaine était jusqu’à aujourd’hui la propriété de la famille Perzinsky, installée sur l’Île de Porquerolles depuis 1986. Issus d’une famille de noblesse russe, les deux frères, Cyrille (ancien maitre de chai au Château de Pibarnon) et Alexis (formé comme son frère au Lycée Viticole de Beaune) Perzinsky, produisaient des vins dans les trois couleurs autorisées sur les 14 hectares que compte le dernier-né des domaines de l’Île de Porquerolles.

« Après plusieurs décennies à travailler nos vignes et à élaborer nos vins, nous avons décidé de passer la main et de confier les rênes de notre vignoble aux équipes du Domaine de l’Ile. Nous nous réjouissons sincèrement de transmettre notre patrimoine viticole à des vignerons tout aussi passionnés » annoncent Alexis et Cyrille Perzinsky. Plus affaire de transmission intelligente que de pression ou d’argent, cette acquisition s’entend dans un projet global et éco-responsable mis en place par Nicolas Audebert et ses équipes.

« Nous partageons avec Alexis et Cyrille la même passion pour ce terroir d’exception ainsi qu’une approche similaire de notre métier de vignerons. Nous sommes très honorés de leur confiance et fiers de ce passage de relais. Leur aventure viticole continuera de vivre au travers de celle du Domaine de l’Ile » explique Nicolas Audebert.

Cette transmission rapproche à nouveau des parcelles de vignes qui avaient été plantées un siècle auparavant par François-Joseph Fournier, figure emblématique à l’origine du développement économique et agricole de l’île. Désormais, Porquerolles compte deux domaines viticoles : Le Domaine de l’Île et le Domaine de la Courtade, racheté par Édouard Carmignac en 2014.

La famille Wertheimer possède également Château Canon, 1er Grand Cru Classé B à Saint-Émilion, Château Rauzan Ségla à Margaux, Deuxième Cru Classé en 1855 et Château Berliquet à Saint-Émilion.

source : https://www.larvi.com/le-domaine-de-lile-rachete-son-voisin-a-porquerolles/



samedi 22 octobre 2022

Provence : la Cave de Ramatuelle rejoint les Maîtres Vignerons de Saint Tropez

La Cave de Ramatuelle (83) devient sociétaire des Maitres Vignerons de Saint Tropez. 80 coopérateurs fort de 200 hectares en Côtes-de-Provence et IGP Var ont rejoint le principal propriétaire foncier de la région, gérant un millier hectares.

« Ce partenariat renforce notre ancrage historique et notre légitimité dans la presqu’île de Saint-Tropez, estime le directeur de la structure Frédéric Schaeffer. Nous allons recruter un responsable technique et devenir à terme leur bras armé commercial avec une montée crescendo de notre partenariat. Pour 2022, Ramatuelle va surtout nous fournir des volumes pour alimenter nos marques mais nous resserrerons ensuite nos liens pour les aider à se développer ».

Le principe de cette collaboration réside en la prise de parts de la coopérative ramatuelloise dans la structure en échange d’un engagement à fournir des volumes. Ramatuelle représente une production d’environ 10 000 hl par an (à 90 % rosés comme le schéma classique provençal, eu surtout en Côtes-de-Provence). « Cela reste finalement une ‘petite cave’ au regard des 60 000 hl que pèse Terra Provincia à Cuers, également membre des Maîtres Vignerons » précise le directeur.

Ces derniers collaborent également sur le territoire tropézien avec le Château Saint Maur (en apport partiel, pour la cuvée M), La Sultadine, Le Mas de Pampelonne et les domaines Siouvette et Carteyron. Volterra après la vente de la propriété s’est retiré du monde viticole; le domaine Sainte-Marie (en bio) est en partenariat extérieur. « En peu de temps, nous avons doublé notre nombre d’adhérents, ce qui va permettre de développer les marchés, notamment à l’export et en particulier aux Etats-Unis, précise Frédéric Schaeffer. Malgré la sécheresse, la récolte a été plutôt bonne mais nos besoin en apports ne cessent de croître pour répondre à une demande en forte hausse ».

source : https://www.terredevins.com/actualites/ramatuelle-sancre-en-terre-tropezienne



lundi 17 octobre 2022

Bordeaux : la famille Lurton cède Château Climens à Patrimonia Développement (famille Moitry)

Propriété de la famille Lurton depuis une cinquantaine d'années, Château Climens change de mains. Le premier cru classé 1855 en appellation Barsac cède une « importante » majorité de ses titres à Jean-Hubert Moitry et sa famille. Les acquéreurs réalisent l'opération à travers leur holding Patrimonia Développement, qui signe sa première opération dans le secteur du vin. « Du fait de la notoriété et de la qualité du domaine, nous savions que nous obtiendrions le prix juste. 

Jugée comme ayant « toute l'humilité nécessaire » à la reprise des rênes, la famille Moitry - connue pour ses investissements immobiliers dans le commerce et le bureau - devance la vingtaine de familles françaises et étrangères approchée. Toutes avaient pour particularités d'être connaisseuses du domaine mais d'évoluer hors du marché du vin, conformément aux volontés de la cédante en matière de confidentialité et d'apport de sang neuf.

Détentrice de plus de 2 000 hectares de vignes à Bordeaux via trois branches, la famille Lurton cède l'actif dans un contexte de rupture dans la transmission intra-familiale, l'enfant de Bénédicte Lurton - gérante du domaine depuis 30 ans - étant encore trop jeune pour reprendre le flambeau. L'ancienne dirigeante continuera d'assurer un rôle notamment dans la gestion et la technique, tandis que Frédéric Nivelle restera à la tête de la direction technique du domaine.

Pionnier de la biodynamie à Bordeaux, Château Climens dispose d'un vignoble monocéprage d'un seul tenant de 31 hectares. Il figure parmi la soixantaine de propriétés, sur les 8 000 installées à Bordeaux, bénéficiant du statut de grand cru. Produisant 40 000 bouteilles de grand vin par an et 50 000 de vin sec à l'aide d'une dizaine de collaborateurs, Château Climens garde son chiffre d'affaires, tout comme le montant de la transaction, confidentiels.

source ; CFNews





France : les familles Pinault et Henriot se rapprochent pour créer un acteur majeur des vins premium

Le 30 septembre, la nouvelle tombait : les familles Pinault et Henriot se rapprochent, pour donner naissance à l’un des acteurs majeurs du vin haut de gamme. Ce géant français est désormais à la tête d’un patrimoine viticole extrêmement prestigieux. Retour sur cette opération qui bouscule le monde du vin.
Depuis le début de l’année 2022, Gilles de Larouzière Henriot (PDG de Maisons & Domaines Henriot) et François Pinault (puis François-Henri Pinault) se sont rapprochés au fil de rencontres. Convaincus qu’ils sont animés par la même passion et que leurs objectifs concordent, l’idée de rassembler leurs forces naît alors …
Le groupe Henriot, géant de la Bourgogne, est propriétaire de deux institutions de la région :
- Maison Bouchard père et fils, soit 130 hectares de vignes (en plus de l’achat de raisin) dont de nombreuses prestigieuses parcelles dans les grands crus de Montrachet, Chevalier Montrachet, Corton Charlemagne, Bonnes Mares, Chambertin …
- William Fèvre, le plus important exploitant de grands crus de Chablis (78 hectares de vignes au total)
Aux côtés de ces propriétés bourguignonnes, le groupe détient bien sûr la maison de Champagne Henriot, grande signature rémoise, et le domaine Beaux-Frères, qui fait référence en Oregon.
La branche vin d’Artémis (fonds d’investissement personnel de François Pinault) est quant à elle à la tête de prestigieux domaines, notamment :
- Château Latour, premier grand cru classé à Pauillac
- Clos de Tart, un grand cru monopole qui couvre un peu moins de 8 hectares à Morey Saint-Denis
- Domaine d’Eugénie (ex-domaine Engel) à Vosne-Romanée
- Château-Grillet, monopole de l’appellation éponyme en vallée du Rhône (3,5 hectares)
- Domaine Eisele Vineyards (Napa Valley)
- Une participation minoritaire dans le Champagne Jacquesson a également été récemment concrétisée cette année.
A la suite de cette opération, la famille Pinault demeure majoritaire avec près de 75% des parts du nouveau groupe (25% pour la famille Henriot), ce dernier étant valorisé à 3 milliards d’euros. « Le monde change. Nul ne peut demeurer immobile » déclare Gilles de Larouzière Henriot (PDG du groupe Henriot). L’objectif de cette fusion consiste bel et bien à grandir en tant qu’acteur dans ce monde compétitif. Les deux groupes bénéficient désormais d’un réseau de distribution élargi, celui d’Artémis constituant un atout indéniable dans la grande restauration pour Henriot par exemple. Le partage humain et technique est également précieux. Frédéric Engerer reste directeur général (poste qu’il occupait chez dans la branche vin d’Artémis), tandis que Gilles de Larouzière Henriot prend la présidence du conseil de surveillance.
source : https://www.idealwine.net/bordeaux-bourgogne-le-mariage-de-lannee-entre-les-familles-pinault-et-henriot/


L’appétit du milliardaire François Pinault pour le vin n’était déjà plus à prouver. Après s’être offert le pauillac premier cru classé Château Latour, il est entré en possession en 2012 d’une ouvrée de montrachet pour un montant de plus de 1 M€. D’autres acquisitions ont suivi : Clos de Tart à Morey-Saint-Denis, Domaine d'Eugénie à Vosne-Romanée, vignoble de Château Grillet en vallée du Rhône, Domaine Eisele Vineyard dans la Napa Valley et, récemment, une participation minoritaire dans le Champagne Jacquesson. Ces actifs, regroupés au sein d’Artémis Domaines, manquaient d’une force de frappe commerciale à la hauteur de leur renommée. C’est peut-être là qu’il faut chercher pour comprendre le gigantesque échange de parts qui vient d’être réalisé avec la famille Henriot, propriétaire d’un des plus grands et plus beaux domaines viticoles bourguignons – près de 100 ha – ainsi que des maisons de négoce Bouchard Père & Fils à Beaune, William Fèvre à Chablis, de la maison de champagne Henriot et d’une structure de distribution en France (Maisons & Domaines Henriot). Cerise sur le gâteau, la famille Henriot possède également, via sa filiale américaine Maisons & Domaines Henriot America, l’un des domaines les plus réputés de l’Oregon, Maison Beaux Frères. Concrètement, le nouvel ensemble, estimé à plus de 4 Md€, conserve le nom d’Artémis Domaines et est majoritairement détenu par la famille Pinault. À ses côtés, les familles propriétaires de Maisons & Domaines Henriot sont actionnaires minoritaires. Le conseil de surveillance sera présidé par Gilles de Larouzière Henriot et sera piloté par Frédéric Engerer, directeur général d’Artémis Domaines, avec l’ensemble des équipe.

Source : V&SNews











dimanche 16 octobre 2022

Loire : le Domaine des Côteaux Blancs repris par Jannick Jarry & Co

L'histoire du Domaine des Coteaux Blancs existe depuis près d'un demi-siècle. En 2022, l'exploitation est reprise par Jannick Jarry & Co. Situé sur les contreforts de la Corniche Angevine, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO,  le domaine reflète du mieux possible la complexité et la richesse des terroirs à travers un panel de vins produits en AOC, IGP, VDF et enfin Crémant de Loire. En conversion BIO depuis de 2 ans, le domaine s’étend sur plus de 20 hectares.








Afrique du Sud : le groupe Grands Chais de France rachète Neethlingshof Estate à Stellenbosch

"Nous sommes d'abord un opérateur de vins français comme le prouvent nos récents investissements en Alsace au sein des Vignerons de Pfaffenheim, et dans l'Entre-deux-Mers  via le Château Moulin de Launay", insiste Frédéric Helfrich, directeur général du groupe Grands Chais de France. 

En effet le groupe LGCF embouteille et réexporte depuis longtemps des vins d'ailleurs. Depuis un premier investissement en Espagne avec le Domaine Castillo de Aresan et ses 200 ha de vignoble bio dans La Mancha, puis au Chili avec Las Niñas regroupant 260 ha répartis entre la vallée de Colchagua et la vallée de San Antonio, le groupe LGCF développe une stratégie active d'exploitation de propriétés, légitimant ainsi cette activité et proposant des vins premium embouteillés sur place.

C'est ainsi qu'il faut comprendre l'acquisition, le 14 septembre dernier, de Neethlingshof Estate. Ce domaine de 300 ha, dont 150 plantés, dans la région de Stellenbosch, est le deuxième plus ancien producteur de vin du pays. L'Afrique du Sud bénéficie actuellement d'une conjonction très favorable en termes de rapport qualité-quantité-prix sur le marché mondial.

source : www.vsnews.fr





Spiritueux : Brown-Forman rachète le rhum Diplomatico

Brown-Forman a conclu un accord pour le rachat au groupe espagnol Destillers United du rhum vénézuélien Diplomático. Si le montant de la transaction, qui comprend la marque et les actifs connexes de Destillers United, n’a pas été dévoilé, celle-ci devrait être finalisée dans les 90 jours. Le géant américain, notamment propriétaire de Jack Daniel’s, précise également qu’il fera l'acquisition d'une usine de production située au Panama et que le groupe Destillers United continuera à assurer la production du rhum dans sa distillerie d'origine, dans les Andes vénézuéliennes.  « Diplomático rejoindra notre portefeuille en expansion, donnant à Brown-Forman une entrée de premier plan sur le marché à croissance rapide du rhum super premium », a déclaré Lawson Whiting, PDG de Brown Forman. D’après IWSR, Diplomático, qui a enregistré une croissance annuelle de 17% au cours des cinq dernières années, est en effet le n°1 mondial sur le segment des rhums ultra-premium. Le rhum Diplomático est actuellement commercialisé dans plus de 100 pays, ses principaux marchés étant l'Allemagne, les États-Unis et la France où il est distribué par Dugas depuis 2008. La marque propose trois gammes de rhums. La gamme traditionnelle se compose de 5 références : Planas, Mantuano, Reserva Exclusiva et Selección de Familia. La gamme prestige se compose de Single Vintage et Diplomático Ambassador, 2 rhums âgés de 12 ans et ayant bénéficié de finish en ex-fûts de xérès. Quant à la Distillery Collection, elle compte 3 embouteillages, disponibles en édition limitée. Pour rappel, en 2016, avec l’acquisition de The BenRiach Distillery Company pour un montant de 363 M€, Brown-Forman a déjà mis la main sur trois distilleries écossaises : BenRiach (Speyside), The GlenDronach (Highlands) et Glenglassaugh (Highlands). En 2019, le groupe américain a également racheté le gin Fords à la société new-yorkaise The 86 Company et, le mois dernier, il a racheté Gin Mare aux sociétés Vantguard et MG Destilerías, gin premium qui est lui aussi distribué sur le marché français par Dugas.

source : https://www.vsnews.fr/




vendredi 13 mai 2022

Afrique du Sud : Advini rachète Klein Zalze Wines

AdVini South Africa, a subsidiary of AdVini, has acquired the majority share of Kleine Zalze Wines, based in Stellenbosch (South Africa), with its founder Kobus Basson, who remains a shareholder in the company and will manage the transition with his South African team for the next three years.
The transaction, subject to the approval of the competition commission, concerns the wine business, including the Kleine Zalze and Foot of Africa brands, the historic site and headquarters of Kleine Zalze including the winemaking and ageing cellars and the wine tourism site that welcomes 25 000 visitors per year.
Kleine Zalze (210M ZAR turnover, 83 employees,) a premium Stellenbosch wine brand with strong distribution in South Africa and significant market share in Sweden, UK, Netherlands and Germany.
The vineyards, which will be retained by the Basson family, are subject to a long-term supply contract with Kleine Zalze.
Kleine Zalze, which had a turnover amounting to 210M ZAR in 2021, will rely on the one hand on the entire organisation of AdVini South Africa and on the other hand on the sales force of AdVini to accelerate its export development, while keeping, like all AdVini wine houses, its autonomy, its teams and its authenticity.
Following this acquisition, AdVini South Africa consolidates its position in South Africa, taking a place among the leaders of quality wines in the country.
About Kleine Zalze:
About AdVini South Africa:  
AdVini South Africa is one of the leaders in the South African wine industry. After a decade of presence in the country, AdVini South Africa is a reference for the quality of its wines and vineyards, totalling nearly 300 hectares of vineyards and grouping several entities in the heart of the Stellenbosch vineyards: L'Avenir, Le Bonheur, Ken Forrester and Stellenbosch Vineyards, as well as recognised brands such as Arniston Bay and Welmoed.
About AdVini: 
AdVini is a benchmark for French terroir wine, with 2,074 hectares of vineyards rooted in the most well-reputed winegrowing regions such as Ogier and its Clos de l'Oratoire des Papes in Châteauneuf-du-Pape, Antoine Moueix Propriétés with Château Capet-Guillier in Saint-Emilion and Château Patache d'Aux in Médoc Cru Bourgeois, Domaine Laroche in Chablis, Maison Champy in Côte-de-Beaune, Vignobles Jeanjean and Mas La Chevalière in Languedoc, Cazes and Clos de Paulilles in Roussillon, Gassier with Château Gassier and Château Roquefeuille in Provence Sainte Victoire. 
AdVini is also present in South Africa with nearly 300 hectares of vineyards and grouping several entities in the heart of the Stellenbosch vineyards: L'Avenir, Le Bonheur, Ken Forrester and Stellenbosch Vineyards.
Its wineries and vineyards enjoy a flourishing reputation and standing that allows them to export to over 106 countries.




Nouvelle Zélande : le groupe Edmond de Rothschil rachète Akarua Vineyards

Dix ans après la création de Rimapere, le groupe Edmond de Rothschild Héritage conforte sa présence en Nouvelle-Zélande avec l’acquisition d’Akarua, un vignoble de près de 52 hectares dans la région de Central Otago.

Dans un communiqué, Edmond de Rothschild Héritage annonce avoir conclu un accord avec la famille Skeggs pour acquérir 51,9 hectares à Bannockburn en Central Otago, sur l’île du sud de la Nouvelle-Zélande. Cette acquisition de prestige intervient dix ans après la première incursion du groupe dans ce pays des antipodes, qui avait été marquée par l’achat de 24 hectares à Marlborough, donnant naissance à la marque Rimapere.

Sur les 51,9 hectares, 34,5 sont recouverts de vignes, majoritairement du pinot noir mais aussi un peu de chardonnay et de riesling. Boris Bréau, directeur général, explique : « le président de la Compagnie Viticole Baron Edmond de Rothschild, Alexis de la Palme, nous a informés de la demande de Madame de Rothschild, souhaitant trouver le meilleur terroir en Nouvelle-Zélande pour produire un grand vin en pinot noir« . De son côté, Ariane de Rothschild souligne : « mon époux Benjamin a donné un nouvel élan à l’aventure viticole de la famille en explorant les meilleurs terroirs de destinations plus lointaines. Fidèles à cette stratégie de développement, nous nous engageons à magnifier chaque vignoble pour produire de grands vins, en nous attachant à sublimer les cépages autochtones. La Nouvelle-Zélande, reconnue pour l’excellence de son sauvignon blanc et de son pinot noir, constitue l’un de ces terroirs à fort potentiel.« 

Fondée en 1996 par un entrepreneur néo-zélandais, Sir Clifford Skeggs, Akarua est une marque bien installée. Sa direction technique sera assurée par Anne Escale, qui conduit déjà Rimapere depuis 2019 et vit en Nouvelle-Zélande depuis quinze ans. La région du Central Otago, avec ses 2000 hectares de vignes, couvre environ 5% de la production de vin du pays. ans après la création de Rimapere, le groupe Edmond de Rothschild Héritage conforte sa présence en Nouvelle-Zélande avec l’acquisition d’Akarua, un vignoble de près de 52 hectares dans la région de Central Otago.

Dans un communiqué, Edmond de Rothschild Héritage annonce avoir conclu un accord avec la famille Skeggs pour acquérir 51,9 hectares à Bannockburn en Central Otago, sur l’île du sud de la Nouvelle-Zélande. Cette acquisition de prestige intervient dix ans après la première incursion du groupe dans ce pays des antipodes, qui avait été marquée par l’achat de 24 hectares à Marlborough, donnant naissance à la marque Rimapere.

Sur les 51,9 hectares, 34,5 sont recouverts de vignes, majoritairement du pinot noir mais aussi un peu de chardonnay et de riesling. Boris Bréau, directeur général, explique : « le président de la Compagnie Viticole Baron Edmond de Rothschild, Alexis de la Palme, nous a informés de la demande de Madame de Rothschild, souhaitant trouver le meilleur terroir en Nouvelle-Zélande pour produire un grand vin en pinot noir« . De son côté, Ariane de Rothschild souligne : « mon époux Benjamin a donné un nouvel élan à l’aventure viticole de la famille en explorant les meilleurs terroirs de destinations plus lointaines. Fidèles à cette stratégie de développement, nous nous engageons à magnifier chaque vignoble pour produire de grands vins, en nous attachant à sublimer les cépages autochtones. La Nouvelle-Zélande, reconnue pour l’excellence de son sauvignon blanc et de son pinot noir, constitue l’un de ces terroirs à fort potentiel.« 

Fondée en 1996 par un entrepreneur néo-zélandais, Sir Clifford Skeggs, Akarua est une marque bien installée. Sa direction technique sera assurée par Anne Escale, qui conduit déjà Rimapere depuis 2019 et vit en Nouvelle-Zélande depuis quinze ans. La région du Central Otago, avec ses 2000 hectares de vignes, couvre environ 5% de la production de vin du pays.

Source : https://www.terredevins.com/actualites/edmond-de-rothschild-heritage-setend-en-nouvelle-zelande









Provence : Cap WIne rachète le Château de Jasson

Jolie prise pour Cap Wine. Le groupe dirigé par Pascal Debon vient en effet de réaliser l’acquisition de château de Jasson à La Londe les Maures (83) en Provence. Ce rachat intervient quatre ans après celui du Mas des Borrels à Hyères (83) dans les cotes-de-provence. Cap Wine qui possède notamment des propriétés viticoles dans le Sud-Ouest s’est implanté en Provence en 2017 avec le rachat des 135 ha du domaine de Cantarelle situé à Brue Auriac (83) au cœur du vignoble des coteaux-varois-en-provence. Avec le rachat de Jasson qui jouit d’une notoriété bien établie en Provence le groupe possède désormais 240 ha en Provence.